Sheila On dit… : Les années Disco

Love me baby

Alors que son association avec le label Hansa Productions L.T.D pour le groupe Boney M remporte le succès, Claude Carrère souhaita créer un groupe anglais. L’orchestrateur Mathias Camison composa une chanson « Touch me baby » moitié disco et salsa, avec un texte de Paméla Forrest et financée par Gilbert Chemouny. Il s’agissait d’une maquette avec la voix d’une chanteuse black américaine, choriste pour les artistes internationaux. Le manager proposa à Sheila d’écouter son projet de création. Elle entendit la maquette et manifesta son envie de l’enregistrer en anglais en précisant aussitôt, qu’il ne faudrait pas signaler son identité. Claude Carrère hésita et réfléchira à une astuce… Paméla Forrest retravailla les paroles à l’image de la chanteuse car le texte comprend des idées très osées. Sheila s’entraîna avec elle pour les répétitions en plaçant sa voix sur la musique afin de se positionner dessus en reproduisant correctement l’accent anglais. Le producteur embaucha une interprète Jean « Djin » qui accompagnera l’artiste, lors de ses déplacements pour lui enseigner l’anglais avec des cours particuliers accélérés à raison de six heures par jour dans un système de « total immersion ». Paméla Forrest émit l’idée à Mat Camison de rajouter des danseurs blacks autour de Sheila. Il en parla au manager qui hésita et accepta en pensant à une vision internationale.

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L’attachée de presse Annie Markhan présenta le single aux radios, avec une pochette blanche : S.B Dévotion « Love me baby ». Elle demanda leur avis sur une éventuelle adaptation française de cette chanson pour Sheila. Le titre commença à passer sur R.T.L, Europe 1 et R.M.C. Les radios et la presse s’interrogèrent sur ce groupe, car ils ne font aucune promo. Certains disent que l’artiste est une anglaise et d’autres une américaine. Les télévisions téléphonent à la Société Carrère Productions et le manager laisse entendre, qu’il s’agit d’une inconnue voulant garder l’anonymat pour l’instant.

Après S.B Dévotion « Love me baby » devenue très vite en tête des ventes et N°1 des discothèques, Claude Carrère édite un deuxième pressage. On découvre que le « S » devient « Sheila » et le « B. Dévotion » en « Black Dévotion ». Le producteur et la chanteuse viennent de tester ce premier single en anglais de façon anonyme à cause des programmateurs de radio et des Disc-jockey dans les boîtes de nuits, n’imaginant pas qu’elle puisse se diriger vers une musique plus osée. Ils conservent de Sheila une image tellement populaire que sans le savoir, ces professionnels de la musique se font piéger aveuglément. Incroyable mais vrai, il faut savoir que c’est le public qui au fur et à mesure, appelait les radios pour dire que la chanteuse ressemblait à la voix de Sheila. Ainsi elle vient d’estomaquer tout le show-business, mais aussi tout le pays. Les fans qui passaient des journées entières devant les bureaux de la Société Carrère Productions, reconnaissaient petit à petit sa voix à force d’entendre le disque par les fenêtres grandes ouvertes.

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Pour masquer les auteurs-compositeurs, le producteur adopta le pseudonyme de « Paul Racer », puis Mathias Camison « Mike Wickfield », les paroliers Gilbert Chemouny « Copperman » et Pamela Forrest « P Forest ». L’attachée de presse Annie Markhan avouera plus tard lorsque les gens ont su qu’il s’agissait de Sheila, les ventes doublèrent aussitôt. Pour la presse, le manager monte toute une histoire en faisant allusion au voyage de l’artiste aux États-Unis, l’année précédente qui tomba sous le charme de la musique disco. Il affirmera que là-bas, elle rencontra des auteurs-compositeurs, des danseurs, etc. La chanteuse souhaitait surtout une nouvelle orientation musicale et trouva le meilleur moyen, de pouvoir enfin évoluer dans des bonnes conditions. Une version longue de « Love me baby » avec un mixage de François L’Herbier, paraît pour les discothèques. Les réactions de l’aventure S.B. Dévotion, par ses collègues chanteurs sont très enthousiastes en répliquant que « c’est géniaaaaaallllllllll », d’un air de rictus énervé. Beaucoup d’artistes français vont se mettre au disco. Cette musique est un mélange de Funk, de soul et de pop sur un tempo plus rapide, destinée aux discothèques. On assiste à une nouvelle révolution sexuelle car tous les jeunes vont se déhancher dessus dans le monde. Ce sera le rassemblement des « hétéros », des « bi », des « homos », des « travestis » et des personnes de toutes les origines réunies pour faire la fête. En télévision, Sheila apparaîtra avec « Love me baby » chorégraphié par Arthur Plasschaert en compagnie des B. Dévotion, tee shirt rose « LdP » coupé au-dessus du nombril, le short pailleté, un foulard de chez Charles Jourdan, noué autour du genou et des bottes roses pales.

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Lien détaillé : « Love me baby »

Le 5 juillet 1977, elle reçoit la « Basket d’Argent » et la « Palme d’Or des Tubes de l’Été » pour « Love me baby » au même titre que Laurent Voulzy « Rockollection », lors de l’émission Basket de Jean-Loup Lafont sur Europe 1.

Petit à petit, le disque commence à sortir sur l’ensemble de l’Europe et le single sort sous le label Production Carrère International. La chanteuse commence une promo en Espagne, puis ce sera l’Allemagne, la Belgique, l’Italie, les Pays-Bas, etc. Suite à cet énorme succès, Sheila annonce la préparation d’un premier album en anglais.

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Le public adhère doublement au nouveau style d’une « Sheila Disco ». Les membres du Club Sheila arrivent de plus en plus nombreux, jusqu’à 55.000 inscrits au total. Elle se classe en dehors de nos frontières (Allemagne, Belgique, Canada, Espagne, Grèce, Israël, Italie, Pays-Bas, Portugal, Suisse, Turquie), etc.

Singin’in the rain

L’artiste devenue européenne sort son premier album anglais. La participation des choristes devient de plus en plus importante, puisqu’ils chantent aussi bien dans les couplets que dans les refrains d’où un vrai travail de groupe. Sheila interprète de façon différente dans la langue de Shakespeare avec une intonation plus sensuelle sur certains titres, aux orchestrations très disco et ambiance de générique des séries télévisées californiennes. L’écriture de Pamela Forrest n’a rien à voir avec celle des titres en français. La mode du disco veut également que les artistes reprennent des anciennes chansons. Claude Carrère lui propose par l’intermédiaire de Mathias Camison et Paméla Forrest « Singin’in the rain » du célèbre film musical de Gene Kelly « Chantons sous la pluie ». Dans celle-ci on trouve « I like it-soft silver » au milieu de la chanson, ce qui donne deux titres pour un seul morceau de sept  minutes. En promo Sheila y présente une chorégraphie complète d’Arthur Plasschaert en compagnie des B. Dévotion.

Lien détaillé : « Singin’in the rain »

Pour faciliter les déplacements de promo en Europe (Allemagne, Angleterre, Belgique, Espagne, Italie, Pays-Bas, Suisse) etc. le producteur met en place un jet privé le H.S 128 pour Sheila & B. Dévotion. L’attachée de presse Annie Markhan sera chargée de promouvoir les artistes du label à l’étranger, et la responsable de l’export Nanou Lamblin. Dans quelques pays, la pochette est représentée par un dessin de la chanteuse sous la pluie dans une rue de Paris avec au fond, le symbole touristique de la Tour Eiffel. L’illustration est conçue par Bob Tanenbaum et le graphiste Gribitt.

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Pour la première fois, Sheila réalise son premier hit interplanétaire avec de très bons classements en Europe (Allemagne, Angleterre, Belgique, Danemark, Espagne, Finlande, Italie, Pays-Bas, Portugal, Roumanie, Suède, Suisse), mais ailleurs (Afrique du Sud, Australie, Canada, États-Unis, Israël, Turquie, Zimbabwe) en totalisant au moins six millions de singles dans le monde.

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Hôtel de la plage

I don’t need a doctor

L’aventure se poursuit dans le disco et toujours en anglais avec « Hôtel de la plage » cosigné par Mort Shuman, extrait du film « L’hôtel de la plage ». L’autre face « I don’t need a doctor » fait l’objet d’une promo uniquement en France et en Belgique. En télévision, elle y apparaît vêtue d’une robe de chez Ted Lapidus avec une chorégraphie en compagnie des B Dévotion. Il existe une version longue de ce titre et le succès se confirme toujours avec des classements en Europe (Pays-Bas), puis jusqu’au Canada.

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Lien détaillé : I don’t need a doctor

Le 11 mars 1978, Sheila apprend le décès de son meilleur ami et soutien, le chanteur Claude François. Les deux artistes venaient d’enregistrer une émission de télévision en Suisse. Là-bas, elle avait oublié une valise et devait la lui ramener à Paris. Un projet d’association avec Johnny Hallyday, Ringo, Sylvie Vartan, était en prévision contre les grands groupes des maisons de disques, afin de coordonner les sorties de leurs singles ou albums respectifs.

Claude Carrère reprend le magazine Podium, qui appartenait à Claude François.

Entre-temps, la chanteuse vit à un rythme très intense en alternant les voyages à travers le continent, pour la promo de « Love me baby » et « Singin’in the rain ».

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En mai 1978, la chanteuse se trouve aux États-Unis à Los Angeles pendant huit jours. Sheila y rencontre le célèbre acteur-chanteur Gene Kelly, le créateur de « Singin’in the rain » et Tommy Roe, l’auteur-compositeur de « Sheila ». L’une des plus grosses stations de radios californiennes organise une opération pickwick en diffusant une fois par heure, « Singin’in the rain » devenu N°1 des discothèques pendant deux semaines. Elle fait un reportage pour le photographe des grandes stars du cinéma américain George Hurrel, avec les vieilles techniques de l’époque. Sa maison de disques Casablanca lui organise une séance avec le photographe Benjamin Auger, en compagnie des bikers les Hell’s Angels et son chef Bob, de la communauté des motards du magazine californien Easy Rider.

You light my fire

Alors que le premier album anglais poursuit sa carrière dans le monde entier, la chanteuse publie un nouveau 45 Tours, toujours et encore en anglais. Pour l’été, Sheila propose « You light my fire » un disco moitié pop et rock, des guitares électriques très présentes avec une interprétation a la fois forte et sensuelle. Il existe une version longue de « You light my fire » sur un Maxi 45 Tours. En télévision, elle s’habille avec des costumes adaptés au titre de la chanson, des flammes dessinées sur des tenues très brillantes et sexy, un short en lamé or, des collants pailletés, etc. La chorégraphie restera la meilleure de cette période anglaise, dans laquelle la chanteuse se donne à fond, avec l’exécution des pas de danse en compagnie des B. Dévotion. Le single obtient des classements à l’étranger (Allemagne, Angleterre, Canada, Irlande, Italie, Mexique, Turquie), etc.

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Lien détaillé : « You light my fire »

A la rentrée, le 17 septembre 1978, Sheila reçoit la « Coupe de Vérone », le prix de la meilleure chanson des jukebox italiens, pour « You light my fire » à l’occasion du Festivalbar 15è (The Most Important, Italian Festival of Music) Festival des Bars Italiens, devant 30.000 personnes, à Vérone (Italie).

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En octobre 1978, elle annonce dans la presse, la préparation d’un deuxième album en anglais et commence déjà les enregistrements de quelques chansons, dont « My way » une version disco de Claude François « Comme d’habitude ». Un peu plus tard des chansons seront également enregistrées en studio mais récupérées pour la sortie de quelques singles en 1979.

Claude Carrère lance la poupée « Sheila Super Disco » avec les Jouets Delavennat, distribuée dans les boutiques de jouets, les grandes surfaces et les grands magasins pour les fêtes de fin d’année.

Kennedy Airport

Alors que son équipe lui prépare son deuxième album en anglais, Claude Carrère décide de marquer une pause avec un single en français. Le public commence à décrocher légèrement avec la petite fille de français moyen, dans la langue de Shakespeare. Le producteur propose à sa chanteuse « Kennedy Airport » coécrit par Toto Cutugno, qui visiblement tombe sous le charme de ce titre. Ce n’est pas vraiment du disco, mais de la variété moderne avec un son particulier et une belle mélodie. Le texte s’adapte complètement au personnage car depuis plus d’un an, Sheila prend l’avion et passe beaucoup de temps dans les aéroports, etc. Elle fera toute la promo presque en direct sur bande orchestre. A noter une évolution de plus en plus importante dans la façon de s’habiller avec des tenues très disco et sexy, une coiffure très stylée et un maquillage digne d’une star américaine.

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Lien détaillé : « Kennedy Airport »

La chanteuse passe souvent à son bureau de la Société Carrère Productions, au 27 Rue de Surène à Paris 8è. Les fans viennent l’attendre de plus en plus nombreux et toujours dans une ambiance aussi délirante.

Un référendum sur les vedettes ayant les yeux, les plus rieurs et les plus hypnotiques du monde, est organisé par les plus grands maquilleurs du cinéma américain. Sheila se trouve en cinquième position à égalité avec la princesse Grâce de Monaco.

Lors d’une interview, elle évoque son envie de chanter sur scène qui devient de plus en plus fort et souhaite créer un grand spectacle en deux parties, sur la période française et la période anglaise.

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Seven lonely days

La nouvelle chanson « Seven lonely days » n’est pas vraiment disco, mais un peu rock et les orchestrations mériteraient d’être plus musclées. Il existe une version longue de « Seven lonely days » et de « Sheila come back », sur un Maxi 45 Tours. Pour la promo, la chanteuse interprète sa nouvelle chanson en direct sur bande orchestre, accompagnée de trois choristes Gaelh, Maurichka et Radiah Frye, la maman de la chorégraphe Mia Frye, qui fut également la compagne de Nino Ferrer. Un mois plus tard, un nouveau remix intitulé « New American Recording » de « Seven lonely days » très disco et complètement un copié-collé du titre « Knock on wood » d’Amii Stewart, est publié. Le premier enregistrement n’était pas assez adapté à la tendance actuelle et n’explosait pas vraiment. Une nouvelle version longue sort sur un Maxi 45 Tours et également un Picture-Disc (Disque Image).

Lien détaillé : « Seven lonely days »

Sheila poursuit de nouveau les télévisions à travers l’Europe (Allemagne, Espagne, Italie), etc. « Seven lonely days » se classe en Allemagne, Suède, Turquie, etc. Les projets de scène redeviennent dans l’oubli et ne sait plus comment en parler, préférant répondre « comprend qui veut ! ».

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La presse annonce que le couple passe en conciliation de divorce et se sépare officiellement sans conflits. Elle loue un hôtel particulier au 21 bis rue de la Ferme à Neuilly sur Seine (92) sur trois étages, avec un sous-sol comprenant une salle de sport et une salle de danse. La chanteuse continue de garder sa maison de Feucherolles (78), pour y retourner à occasionnellement. Ce logement la rapproche de Paris, car Sheila perdait beaucoup de temps dans les embouteillages et en gagnera au niveau du travail.

Le deuxième album anglais prévu est remplacé par un autre projet. Claude Carrère vient de contacter le groupe Chic.

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Elle publie « No. no. no. no. » aux arrangements très disco avec un break de piano au milieu de la chanson, coécrite par Franck Lipszyc « Franck Ivy » connu plus tard pour les succès de Corynne Charby. Le titre « Tender silence of the night » est assez avant-gardiste avec un son bien particulier, beaucoup de synthétiseurs et une voix complètement mixée de façon aérienne qui sera repris par Julie Piétri « Les oiseaux de l’aube blanche » en 1982. Le « Sunshine weekend » s’éloigne du disco en étant très swing ou même un peu rap avant l’heure avec des chœurs très présents de nouveau, aussi bien dans les couplets que dans les refrains. Il ressemble à la chanson « Serpentine fire » du groupe Earth Wind and Fire. La chanteuse ne fait aucune promo du disque, ni en télévision et ni à l’étranger. En revanche, « No. No. No. No. » bénéficie de plusieurs passages sur les ondes et se classera même dans les discothèques françaises tout l’été, d’après les « Playlist » envoyés aux radios. Ce single marque la fin de la période anglaise, pour une nouvelle aventure américaine en préparation.

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Lien détaillé : « No. No. No. No. »

En septembre 1979, Sheila travaille ses prochaines chansons en compagnie de l’assistante anglaise Jean « Djin » pour la diction seulement, avant de s’envoler aux États-Unis les enregistrer. Claude Carrère embauche une nouvelle assistante californienne Lisa Koblentz, pour améliorer l’anglais de la chanteuse. Elle devra chanter avec l’accent américain pour son prochain disque.

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Spacer

Le Groupe Chic connu pour le succès « Le freak c’est chic » choisit Sheila, pour leur première production. Il cherchait une vedette internationale, qui ne soit pas américaine. Claude Carrère accepte de confier sa vedette, pour l’événement musical de la rentrée. Chic fait partie des meilleurs groupes actuels, ayant su créer un son et des rythmes bien particuliers. Lorsqu’elle reçoit la maquette de Bernard Edwards et Nile Rodgers, la chanteuse l’écoute et se rend compte que la tonalité est trop grave. Claude Carrère les appelle en leur informant qu’il y a trop de basse, mais Nile Rodgers précise qu’il déteste l’entendre dans les aigus. Pour l’enregistrement à Power Station Studio à New-York, Claude Carrère apporta sa petite boite à écho qui fait le son « Sheila » depuis des années. Bernard Edwards et Nile Rodgers lui demandent de quitter les lieux, en remportant avec lui sa fameuse boite magique. Pour la première fois, elle se trouve seule sans son producteur. Le résultat donne une extraordinaire collaboration entre un groupe afro-américain qui produit une artiste blanche, pour la première fois dans l’histoire de la musique. « Spacer » et « Don’t go » sont à la fois disco et funky avec des arrangements très stylés du groupe Chic. Si l’on écoute « Le freak c’est chic » ou « Good times » on reconnaît bien leur écriture musicale. Pour « Spacer », Bernard Edwards et Nile Rodgers se sont inspirés du film « Star Wars : La guerre des étoiles » et de l’acteur Harrison Ford, jouant le rôle de « Han Solo : Yan Solo » pour la version française. Il existe une version longue de « Spacer », sur Maxi 45 Tours (12 INCH Single), qui sort également en Angleterre en Vinyle Bleu et au Brésil en Vinyle Rose. La chanteuse enregistre son premier clip, à Londres (Angleterre).

En promo, Sheila apparaît dans une combinaison argentée et une chorégraphie avec les bâtons fluorescents avec les B. Dévotion. Elle parcourt une bonne partie de l’Europe pour les télévisions (Allemagne, Espagne, Italie, Pays-Bas), etc. Le single devient interplanétaire en se classant dans 32 pays (Afrique du Sud, Allemagne, Angleterre, Argentine, Australie, Belgique, Danemark, États-Unis, Grèce, Irlande, Israël, Italie, Pays-Bas, Suède, Suisse), etc.

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Lien détaillé : « Spacer »

Le 9 novembre 1979, le divorce officiel de Sheila et Ringo, vient d’être prononcé.

En fin d’année, la chanteuse s’installe dans un appartement sur la cinquième avenue au 38è étage d’un building du quartier de Manhattan, avec une vue sur Central Park à New-York.

En janvier 1980, Claude Carrère crée le groupe Carrère Presse avec un nouveau magazine hebdomadaire Girls, qui devient le concurrent de OK-Magazine.

King of the world

Sheila sort un premier album américain complètement différent du disco. Bernard Edwards est à la création du concept et Nile Rodgers à la direction artistique. Le disque nous emmène vers une ambiance new-yorkaise avec une musique new-wave, funk, pop-rock ou rock très dance et rythmique. Le disque est un mélange de simplicité européenne, associée à la modernité américaine. Sa voix reste couverte, par les chœurs aussi bien dans les couplets que dans les refrains. Lorsque le chanteur David Bowie entendra « Spacer » sur les radios américaines, il contactera le groupe Chic pour collaborer avec eux et sortira « Let’s dance » en 1983.

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Il existe une version longue de « King of the world » en Maxi 45 Tours-12 INCH Single, identique à l’album puisque la version du single est écourtée. Claude Carrère organise une campagne d’affichage dans les rues de Paris et surtout avec la R.A.T.P dans le métro, sur format géant 4/3. Pour la promo, elle s’habille en sweat-shirt de la boutique Yamamoto Kansaï Co L.T.D et en combinaison de parachutiste du Head Corn Parachute Club, etc. La chanteuse tourne un vidéo-clip du titre « King of the world », à Londres en Angleterre. La grande aventure du disco se termine pour laisser place à une nouvelle continuité artistique.

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Un deuxième extrait « Your love is good » sort aux États-Unis.

Lien détaillé : « King of the World »

Publié dans : ||le 22 avril, 2020 |Pas de Commentaires »

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