SHEILA ON DIT…
__________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________
BABY BOUM !
(1945-1962)
Annie Chancel naît le 16 août 1945 à Créteil, en région parisienne, et passe son enfance dans le 13ᵉ arrondissement de Paris.
Issue d’un milieu modeste, elle grandit aux côtés de parents commerçants itinérants, qui tiennent une confiserie ambulante sur les marchés de la région parisienne.
Dès l’âge de 8 ans, elle manifeste une sensibilité artistique en s’inscrivant à des cours de danse classique et en étudiant le solfège pour apprendre le piano.
Adolescente, Annie nourrit le rêve de devenir danseuse, écuyère ou acrobate, autant de voies artistiques qui traduisent déjà un goût affirmé pour la scène et l’expression corporelle.
__________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________
SALUT LES COPAINS
(1962)
En 1962, alors qu’elle vient de fêter ses 17 ans, Annie Chancel se passionne pour la musique et commence à s’intéresser au monde des groupes amateurs. Elle parvient à intégrer une formation : Les Guitares Brothers. Dans l’espoir de se faire remarquer, l’un des membres du groupe se rend au Golf Drouot, lieu emblématique de la scène rock parisienne, pour solliciter une audition auprès de Henri Leproux, son directeur. Ce dernier, en contact avec Claude Carrère, alors à la recherche d’une jeune chanteuse, accepte de venir écouter la formation.
Dès leur rencontre, Annie entonne une première chanson. Claude Carrère l’interrompt rapidement et lui demande un autre titre. Elle enchaîne avec « Chariot » de Petula Clark, puis interprète « Je chante doucement », toujours du même répertoire. Impressionné par sa voix et sa présence, Claude Carrère revient dès le lendemain, accompagné de Jacques Plait, directeur artistique chez Disques Philips.
Le 15 septembre 1962, Claude Carrère et Jacques Plait décident de signer avec Annie Chancel un contrat d’exclusivité, officialisé en présence de ses parents en raison de sa minorité. À cette occasion, elle adopte le nom de scène « Sheila ».

Le 13 novembre 1962, elle sort son premier 45 tours, sobrement intitulé « Sheila », marquant ainsi le début de sa carrière discographique.
__________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________
NOUVELLE IDOLE !
(1963-1969)

Le 13 février 1963, la nouvelle chanteuse publie son deuxième 45 tours, intitulé « L’école est finie ». Le titre connaît un succès fulgurant et propulse la jeune artiste au premier rang des idoles de la jeunesse, séduisant aussi bien les enfants, les adolescents que les familles, en pleine vague yéyé. Les chansons de Sheila traduisent des instants de vie simples et universels, auxquels le public s’identifie avec spontanéité. Ce succès ne tient pas seulement aux paroles ou aux mélodies : il repose sur un univers visuel cohérent : coiffure, tenues colorées, regard pétillant et sourire lumineux, qui incarne une joie de vivre communicative et une insouciance typique des années 60. Dans une France en pleine transformation, où la jeunesse devient une cible économique et culturelle forte, elle incarne une génération en quête de légèreté et de modernité.
La nouvelle idole s’impose rapidement comme un phénomène populaire, dominant les classements de ventes de disques durant les années 60 et 70. Chacun de ses super 45 tours (4 titres) ou singles (2 titres) intègre systématiquement le Top 15 mensuel officiel français, confirmant sa place de première chanteuse féminine de sa génération.


Les succès s’enchaînent rapidement avec des titres emblématiques tels que « Pendant les vacances », « Première surprise-partie » ou « Le sifflet des copains ».
Dès la rentrée, Sheila entame sa première tournée nationale, directement en tête d’affiche, jouant à guichets fermés dans des salles de 2 000 places. À l’extérieur, les foules se pressent en nombre, tant la demande dépasse l’offre. Elle est désormais une figure incontournable de la scène musicale française, aimée pour sa simplicité, sa fraîcheur et sa proximité avec le public.

En 1964, la chanteuse poursuit son ascension avec la sortie du titre « Hello petite fille », et entame la seconde partie de sa tournée, une fois encore à guichets fermés. Chaque soir, Sheila rencontre son public avec enthousiasme, allant jusqu’à enchaîner les séances de dédicaces après les galas, parfois jusqu’à l’épuisement. Progressivement, l’intensité du rythme, entre tournées, enregistrements et promotions, entraîne chez la jeune artiste un état de surmenage, l’obligeant à annuler plusieurs engagements dans différentes villes. Face à cette situation, Claude Carrère, son producteur, prend la décision de mettre fin à ses prestations scéniques, préférant recentrer sa carrière sur un modèle économique innovant pour l’époque : la production de disques et les passages télévisés, jugés plus rentables et moins contraignants. Ce choix marque un tournant. Il s’agit d’une stratégie inédite dans le paysage musical français, fondée sur une forte exposition médiatique sans investissement dans les spectacles en direct. Si ce système assure à Sheila une popularité constante, il laisse néanmoins l’artiste dans une attente récurrente : celle de retrouver un jour la scène et la proximité du public. Claude Carrère lui promettra à plusieurs reprises de futurs concerts, sans que ces engagements ne se concrétisent… jusqu’à ce que la rupture devienne inévitable.

Au cours de l’été, Sheila connaît un nouveau succès avec le titre « Chaque instant de chaque jour », qui se hisse en tête des ventes parmi les artistes féminines de la saison. Dans un esprit de transparence et avec son humour habituel, elle se confie dans la presse sur les aspects plus personnels de sa vie et le traitement médical qu’elle suit à l’époque. Malheureusement, ces déclarations seront rapidement détournées et alimenteront une série de rumeurs malveillantes, souvent formulées de manière sordide et infondée, qui auront un impact psychologique lourd sur l’artiste.
Parallèlement, Claude Carrère développe une stratégie de fidélisation de son public en créant le Club Sheila, un véritable phénomène dans l’univers des fan-clubs. Un magazine officiel, tiré à 10 numéros par an, voit le jour et paraîtra jusqu’en 1981. Le club connaît un engouement immédiat avec 10 000 membres à son lancement, chiffre qui atteindra jusqu’à 50 000 adhérents. Le contenu du magazine se veut varié et engageant : une lettre personnelle de Sheila, des photos exclusives, des jeux, une rubrique astrologique « Sheilascope », une sélection cinéma intitulée « Le film du mois », un hit-parade (hors titres de Sheila), ainsi qu’un espace « Spécial Inter Copains » destiné à faciliter les échanges entre fans.
Dans une logique de diversification de ses activités, Sheila s’associe avec Claude Carrère pour investir dans la mode. Ensemble, ils lancent une marque de prêt-à-porter : « La Boutique de Sheila », initialement distribuée dans les grands magasins à destination des jeunes filles. Ses parents deviennent les gérants de cette entreprise, salariés de Carrère. Ce projet connaît un développement rapide, avec l’ouverture progressive de 48 boutiques à travers la France. Ce modèle d’affaires, dans lequel tout l’entourage professionnel et personnel de l’artiste devient étroitement lié à la structure créée par Claude Carrère, installe un système où chacun dépend de l’autre, mais surtout du manager, qui contrôle l’ensemble de l’écosystème. La chanteuse devient alors non seulement une vedette musicale, mais également un véritable phénomène de société, adulée par toute une génération.





Sheila devient rapidement la « petite fille » adoptée par toutes les familles françaises, aimée pour sa fraîcheur, sa simplicité et sa proximité avec le public. Son image rassurante et positive séduit toutes les générations, tandis que ses moindres faits et gestes sont largement relayés par la presse, contribuant à son immense popularité. Les succès discographiques s’enchaînent : « Écoute ce disque », « Vous les copains, je ne vous oublierai jamais », puis en 1965, « Toujours des beaux jours », « C’est toi que j’aime », « Devant le juke-box » (en duo avec Akim), ainsi que « Le folklore américain ».

L’année suivante, elle confirme sa notoriété avec le titre « Le cinéma », poursuivant une ascension qui la consacre comme l’une des figures majeures de la scène yéyé.

À l’instar de nombreuses idoles de son époque, la chanteuse fait ses premiers pas au cinéma en tenant le rôle principal dans le film « Bang-Bang », qui rencontre un grand succès, notamment en province.
En parallèle, Sheila poursuit sa carrière musicale avec le titre éponyme « Bang-Bang », qui s’impose parmi les meilleures ventes de l’été.

Elle clôt l’année avec un nouveau succès discographique, « L’heure de la sortie », qui confirme sa place de choix dans le paysage musical français.



En 1967, la chanteuse enchaîne de nouveaux succès avec les titres « La famille », « Adios amor », ainsi que « Le kilt (Un sou c’est un sou…) », qui confirment sa popularité grandissante.
En à peine cinq ans de carrière, Sheila franchit le cap des 7 millions de disques vendus dans le monde, dont 5,5 millions en France. À cette époque, elle incarne la figure de la jeune femme moderne, proche des préoccupations de la jeunesse tout en restant accessible et fédératrice. L’artiste devient ainsi l’idole intergénérationnelle par excellence, aimée du public de 7 à 77 ans.



À la fin des années 1960, Sheila poursuit sa métamorphose artistique. Après une période marquée par une adolescence doucement émancipée, elle connaît un succès notable avec les titres « Quand une fille aime un garçon » et surtout « Petite fille de Français moyen » en 1968, où la chanteuse incarne à la fois la jeune fille sentimentale avec « Long sera l’hiver » et une « vamp » espiègle et décalée dans « La Vamp », jouant habilement du second degré.



En 1969, Sheila explore une palette musicale plus large : la variété traditionnelle avec « Arlequin », l’esprit baba-cool à travers « La colline de Santa Maria », ou encore des influences plus dansantes avec « Oncle Jo », évoquant l’univers des claquettes. Chacun de ces titres s’impose durablement dans les classements mensuels officiels français, où ils figurent systématiquement dans le Top 15.
__________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________
STAR A PAILLETTES !
(1970-1977)



Elle aborde les années 1970 avec une série de succès retentissants, notamment « Julietta », « Ma vie à t’aimer » et « Reviens, je t’aime », confirmant son statut de star incontournable. La chanteuse demeure la seule figure emblématique du mouvement yéyé à dominer encore les ventes de disques dans cette nouvelle décennie.

En 1971, Sheila signe l’un de ses plus grand succès de sa carrière avec « Les rois mages », un titre qui marque un tournant musical, mêlant pop et variété.
La chanson dépasse les frontières françaises grâce à une version espagnole, « Los reyes magos », qui lui ouvre les portes de l’Espagne, de l’Argentine et du Mexique.



Toujours capable de fédérer un large public, de 7 à 77 ans, elle parvient à réunir adolescents et parents autour de titres comme « Blancs, jaunes, rouges, noirs », « J’adore » (en duo avec Aldo Maccione), puis « Samson et Dalila », « Le mari de mama » et « Poupée de porcelaine » en 1972.



En dix ans de carrière, l’artiste atteint 15 millions de disques vendus dans le monde, dont plus de 9 millions en France, consolidant son image de vedette féminine la plus populaire de sa génération. Cette ascension s’explique aussi par sa collaboration étroite avec un producteur-musicien, expert dans la fabrication de succès destinés à un large public familial, notamment en province.

Le 13 février 1973, la France entière assiste en direct, via les journaux télévisés de 13 heures, au mariage de Sheila, un événement largement relayé par les médias. Quelques jours plus tard, son duo avec Ringo, « Les gondoles à Venise », devient un véritable phénomène.






Elle poursuit son parcours discographique avec les titres « Adam et Ève », « Mélancolie », puis en 1974 « Le couple », « Tu es le soleil », « Ne fais pas tanguer le bateau » ; en 1975 « C’est le cœur (les ordres du docteur) », « Aimer avant de mourir (Aria) », « Quel tempérament de feu », et en 1976, « Un prince en exil », « Patrick mon chéri », « Les femmes », ainsi que « L’amour qui brûle en moi ».






En 1977, la chanteuse confirme son statut de vedette incontournable en signant un nouveau succès avec le single « L’Arche de Noé », qui se classe une fois encore en tête des ventes de disques dans la catégorie des artistes féminines.

Peu avant de prendre un virage résolument européen, puis progressivement international avec son incursion dans l’univers disco, Sheila franchit le cap des 20 millions de disques vendus dans le monde, dont plus de 16 millions en France. Une performance qui confirme son rayonnement et sa popularité durable.
__________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________
REINE DU DISCO !
(1977-1980)

Claude Carrère lance en 1977 un nouveau projet musical baptisé S.B. Devotion, avec le single « Love Me Baby ». Le titre est diffusé dans les stations de radio accompagné d’une simple pochette promotionnelle blanche, sans indication particulière sur l’identité des artistes. Très vite, le morceau s’impose sur les ondes et en discothèque, devenant un véritable phénomène. Le mystère entourant ce groupe intrigue la presse, d’autant plus qu’aucune promotion officielle n’est réalisée. Le succès grandissant alimente les spéculations autour de l’origine de ce projet musical inédit.

Anecdote étonnante mais véridique : c’est le public lui-même qui, au fil des écoutes, commence à identifier la voix de Sheila derrière le mystérieux groupe S.B. Devotion. Les appels aux radios se multiplient pour signaler cette ressemblance troublante. Face au succès fulgurant de « Love Me Baby », qui atteint rapidement la tête des ventes et devient n°1 dans les discothèques, un deuxième pressage du disque est mis en circulation. Cette fois, le mystère est levé : le « S » de S.B. Devotion devient officiellement « Sheila », et « B. Devotion » est révélé comme « Black Devotion », en référence aux trois choristes et danseuses afro-américaines qui l’accompagnent. Claude Carrère et Sheila avaient volontairement choisi l’anonymat pour ce premier single en anglais, conscients que les programmateurs radio et les DJ en club auraient pu refuser de diffuser le titre s’ils avaient su dès le départ qu’il s’agissait d’une artiste aussi populaire et grand public. Pari audacieux mais réussi : le titre séduit d’abord par sa musique, avant que l’identité de l’interprète ne vienne confirmer le talent derrière ce virage musical audacieux.
Le public adopte avec enthousiasme la nouvelle image de « Sheila version disco », marquant ainsi une véritable transition dans sa carrière. À la télévision, elle dévoile « Love Me Baby », chorégraphié par Arthur Plasschaert, entourée des B. Devotion. Son look audacieux, tee-shirt court dévoilant le nombril, short pailleté, foulard noué autour du genou et bottes montantes, devient emblématique de cette nouvelle ère.
Le titre connaît rapidement un succès croissant à travers l’Europe. Elle enchaîne les prestations télévisées sur les grandes chaînes européennes, et « Love Me Baby » se classe dans les hit-parades de nombreux pays : Allemagne, Belgique, Espagne, Italie, Pays-Bas, Portugal, Suisse, Turquie, jusqu’à atteindre le Canada. Ce virage disco confirme sa capacité à se réinventer et à séduire un nouveau public, bien au-delà des frontières françaises.

Un premier album en anglais voit le jour, porté par le titre emblématique « Singin’ in the Rain », reprise du célèbre standard issu du film musical de Gene Kelly.
Ce projet marque une étape importante dans l’internationalisation de la carrière de Sheila. Distribué dans 18 pays, l’album rencontre un succès mondial : le single se classe dans les charts de nombreux territoires, notamment l’Allemagne, le Royaume-Uni (où elle apparaît dans l’émission « Top of the Pops »), la Belgique, le Danemark, l’Espagne, la Finlande, l’Italie, les Pays-Bas, le Portugal, la Suède, la Suisse, la Turquie, ainsi qu’en Afrique du Sud, Australie, au Canada, aux États-Unis (Billboard Disco Action Nationale), au Zimbabwe, etc.



En 1978, Sheila poursuit intensément la promotion de ses disques anglophones à travers l’Europe, et s’impose comme l’une des grandes figures féminines du disco international, avec plusieurs titres à succès : « Hôtel de la plage », extrait du film éponyme, « I Don’t Need a Doctor », classé en Belgique, au Canada et aux Pays-Bas, « You Light My Fire », qui rencontre un bel accueil en Allemagne, au Royaume-Uni (« Top of the Pops »), au Canada, en Irlande, en Italie, au Mexique et en Turquie.

En fin d’année, elle revient brièvement à la langue française avec « Kennedy Airport », qui devient l’un des grands succès de l’hiver, confirmant sa capacité à alterner avec aisance les registres francophones et internationaux.

En 1979, Sheila, consacrée reine du disco européen, publie le titre « Seven Lonely Days », qui connaît un bel écho à l’international, se classant notamment en Allemagne, en Suède et en Turquie.

La même année, elle propose également pour l’été le single « No No No No », mais sans assurer de promotion, ni en France, ni à l’étranger. Malgré cela, le titre bénéficie de plusieurs diffusions en radio, témoignant de l’attachement du public à cette période musicale.
Ce titre marque symboliquement la fin de son cycle anglophone européen, et ouvre la voie à une nouvelle aventure musicale : l’Amérique.


En 1980, Sheila franchit une nouvelle étape dans sa carrière en collaborant avec le groupe Chic, célèbre pour leur tube mondial « Le Freak ». Pour leur première production extérieure, Bernard Edwards conçoit le projet tandis que Nile Rodgers en assure la direction artistique.

Ensemble, ils produisent le premier album américain de la chanteuse, « King of the World », enregistré au mythique Power Station Studio à New York. Fort de la réputation désormais européenne, voire internationale, de Sheila & B. Devotion, l’album sort simultanément dans 32 pays.
Le single « Spacer », véritable hit planétaire, se hisse dans les classements de nombreux pays à travers le monde : Allemagne, Royaume-Uni (Top of the Pops), Belgique, Danemark, Grèce, Irlande, Italie, Pays-Bas, Suède, mais aussi Afrique du Sud, Argentine, Australie, et États-Unis (Billboard Hot Soul Singles, Cash Box Top 100, Billboard Disco Hot 100). Cette collaboration marque un moment inédit dans l’histoire de la musique : un groupe afro-américain produit pour la première fois une artiste blanche, créant un son novateur, à la croisée de la soul, du funk et du disco.
Entre 1977 et 1980, les 45 tours anglophones de Sheila & B. Devotion s’écoulent à plus de 15 millions d’exemplaires à travers le monde. Le groupe multiplie les apparitions sur les plus grandes émissions de télévision européennes, consolidant son rayonnement international. Sheila devient alors l’une des rares artistes françaises à s’imposer durablement dans les classements étrangers avec un répertoire en anglais. À ce stade de sa carrière, les ventes mondiales de Sheila dépassent les 40 millions d’exemplaires, dont 20 millions en France.
__________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________
SOFT ROCK
(1980-1982)


Poursuivant son évolution artistique, Sheila publie un nouvel album aux sonorités américaines, mais cette fois en français, dans un registre soft rock aux antipodes de la variété traditionnelle. Cet opus audacieux inclut des titres tels que « Pilote sur les ondes », « L’amour au téléphone » et « Les sommets blancs de Wolfgang ». Pour l’occasion, elle s’entoure de nouveaux musiciens issus de la scène rock et progressive française, dont Marc Hazon (Stone Age) et Francis Moze (Magma). Les arrangements modernes intègrent des influences ska, des guitares électriques omniprésentes, et une production soignée, marquant une rupture assumée avec son répertoire précédent.


À la suite du single estival « Et ne la ramène pas », qui rencontre un large succès en 1981, et la sortie de « Une affaire d’amour », Sheila sort un nouvel album en anglais intitulé « Little Darlin’ », produit à Los Angeles par Keith Olsen, célèbre pour son travail avec Fleetwood Mac, Foreigner ou encore Pat Benatar. L’album est enregistré au Studio Goodnight L.A, avec la participation des meilleurs musiciens de studio californiens. Ce disque, à la fois pop, rock et résolument californien, bénéficie d’un accueil critique favorable, aussi bien en Europe qu’aux États-Unis, notamment dans la presse spécialisée (Rock & Folk le considère comme l’un de ses projets les plus aboutis).

Le titre « Little Darlin’ » entre même dans les classements américains, notamment le Billboard Hot 100 et Cash Box, renforçant son image d’artiste francophone à portée internationale.
En 1982, Sheila décide de prendre du recul et de se ressourcer à New York.

Elle suit des cours de danse intensifs auprès de Frank Hatchett et Alvin Ailey, au sein de classes professionnelles. Confrontée à l’exigence du niveau américain, elle choisit de recommencer dans un groupe débutant, preuve de son humilité et de son désir d’apprentissage. En parallèle, elle s’inscrit à des cours d’art dramatique dirigés par John Strasberg, fils de Paula et Lee Strasberg, au sein du Real Stage Actor’s Studio. Cette méthode d’interprétation, basée sur le travail des émotions à nu, lui offre une nouvelle approche de la scène et du jeu. Sheila s’immerge pleinement dans la culture new-yorkaise, assistant à des pièces de théâtre, des comédies musicales et divers événements culturels. Une période de formation et d’introspection qui enrichira profondément sa démarche artistique.


Sheila alterne alors les séjours entre les États-Unis et la France, notamment pour assurer la promotion de ses nouveaux singles, parmi lesquels « La tendresse d’un homme » et le succès « Glori, gloria », tout en préparant de nombreux projets artistiques à venir.
À l’aube de ses 20 ans de carrière, la chanteuse franchit le cap des 40 millions de disques vendus à travers le monde, dont plus de 21 millions en France. Un chiffre exceptionnel qui témoigne de sa popularité constante, tant auprès du grand public que des médias. Fait remarquable dans l’histoire de la chanson française : durant cette période, Sheila n’est jamais montée sur scène à Paris devant un public, malgré son statut d’icône. Ses seuls vecteurs de communication restent la télévision, la radio, la presse écrite et les séances photos, qui suffisent à entretenir sa notoriété et à diffuser son image auprès de plusieurs générations de fans.
__________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________
ON DIT…
(1983-1985)
En 1983, Sheila franchit une nouvelle étape dans sa carrière artistique en créant son propre label de production, New Era 83, destiné à éditer ses futurs albums, tout en restant distribué par Carrère Distribution.

Le 13 avril 1983, elle dévoile un album concept entièrement original en français, intitulé On dit…, marqué par une orientation musicale résolument contemporaine. Le premier extrait, « Tangue au », donne le ton. Sheila s’entoure alors de jeunes auteurs-compositeurs de la nouvelle génération, Philippe Abitbol, Yves Martin et Gérard Presgurvic, et s’implique pour la première fois intégralement dans le processus créatif, du choix des chansons à l’élaboration de la pochette. La presse accueille très favorablement ce virage artistique. Des titres comme Libération, Rock’n’Folk ou encore Télérama saluent une démarche sincère et audacieuse, soulignant une évolution vers une écriture plus profonde, une musique intemporelle, et une reconnaissance artistique pleinement méritée. L’album est même désigné par certains comme l’une des meilleures productions françaises de l’année, symbolisant une forme de libération personnelle pour l’artiste.

En 1984, Sheila poursuit la promotion du single « Jeanie » et est invitée pour la première fois en tant que vedette d’honneur dans l’émission culte des Carpentier, à l’occasion d’un Spécial Formule 1. Elle confiera alors sa surprise de n’avoir jamais eu droit à un « Top à » ou « Numéro 1 ». Les célèbres producteurs lui expliquent que Claude Carrère leur avait pourtant proposé des projets à plusieurs reprises, mais revenait systématiquement sur ses décisions, estimant que « ce n’était jamais le bon moment ».


Après le single « Plus de problème », Sheila dévoile à la rentrée un nouvel album concept, « Je suis comme toi », un opus résolument moderne, à la croisée du rock contemporain, du funk, du hip-hop et de sonorités africaines. L’album, à la fois introspectif et tourné vers le public, reflète parfaitement l’état d’esprit de l’artiste, portée par un message fort autour de l’envie, du renouveau et de la sincérité. Le disque est produit et réalisé par Yves Martin, qui signe ici une création musicale audacieuse, entièrement pensée pour la scène. L’enregistrement se déroule aux studios Compass Point à Nassau (Bahamas), réputés parmi les meilleurs au monde pour leur qualité sonore. La richesse et la diversité des styles s’harmonisent dans un ensemble cohérent et percutant, notamment grâce à un travail minutieux sur les percussions et les arrangements. Parmi les invités prestigieux : le groupe Kool and the Gang, alors en pleine production de leur album Fresh dans les mêmes studios, qui participe aux chœurs sur l’un des titres. On retrouve également Manu Katché à la batterie. Les morceaux phares de l’album incluent « Film à l’envers », « L’écuyère » et « Emmenez-moi ». La critique spécialisée salue unanimement ce virage artistique. Plusieurs journalistes et animateurs influents, dont Jean-Louis Foulquier (France Inter) et Didier Varrod (Francofolies de La Rochelle), se font les défenseurs convaincus de cette nouvelle orientation, soulignant la maturité et l’authenticité du projet.


Le 1er janvier 1985, une émission spéciale est consacrée à Sheila, avec la participation du couturier avant-gardiste Jean-Paul Gaultier, chargé de la mise en scène du clip « Emmenez-moi ». Il orchestre une transformation visuelle complète de l’artiste, pensant chaque détail – costumes, décors, accessoires, maquillage et coiffure – pour sublimer la chanson. Ce projet bénéficie du soutien du Ministère de la Culture, sous l’impulsion de Jack Lang, et s’accompagne d’une longue interview menée par Michel Cressole pour Libération, saluant cette mue artistique audacieuse.
__________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________
ENFIN…
SUR SCÈNE !
(1985-1986)
À partir du 22 février 1985, Sheila présente enfin son premier grand spectacle parisien au Zénith, produit par Jean-Claude Camus. La mise en scène, ambitieuse et spectaculaire, réunit décors monumentaux, danseurs, choristes et musiciens de renom, tels que Patrick Bourgoin, Christophe Deschamps, André Manoukian ou encore Olivier Masselot. La presse salue unanimement un événement médiatique majeur, qualifiant la prestation de Sheila de véritable révélation scénique. Artiste complète, elle y démontre ses talents de chanteuse, danseuse et comédienne, dans un show retraçant les grandes étapes de sa carrière : passé, présent et avenir, sous les yeux d’un public surpris et conquis. Alors que tous l’attendaient au tournant, les critiques sont dithyrambiques. Faute d’arguments sur le contenu du spectacle, ses détracteurs s’attardent sur les chiffres de fréquentation. Jean-Claude Camus refuse toutefois de réduire la jauge à 2 000 spectateurs par soir, estimant que le lieu et la production méritaient les 6 000 places initialement prévues. À cette époque, le Zénith s’imposait comme le passage obligé des artistes majeurs, et ce retour très attendu de Sheila suscite un vif intérêt dans le milieu du spectacle, équivalant à trois semaines complètes à l’Olympia.
Après une tournée en France basée sur ce spectacle, Sheila accepte une proposition du cinéaste Raoul Ruiz, surnommé le Godard chilien, connu pour ses films d’auteur. Elle tourne ainsi quelques scènes pour une coproduction américano-portugaise, une relecture contemporaine de L’Île au trésor, aux côtés d’Anna Karina, Martin Landau, Melvil Poupaud, Jean-François Stévenin, entre autres.

Dans le même temps, elle publie son dernier single chez Carrère Distribution, « Chanteur de funky », marquant la fin définitive de sa collaboration avec Claude Carrère.
Désireuse d’évoluer vers un modèle plus indépendant, la chanteuse recherche désormais une maison de disques prête à établir un contrat de licence et de distribution. Son directeur artistique et compagnon, Yves Martin, prend les choses en main. Toutefois, la situation s’avère délicate : le poids et l’influence de Claude Carrère dans l’industrie freinent les négociations, dans un environnement encore marqué par les logiques de clans et les rapports de pouvoir.
__________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________
TENDANCES
(1987-1988)
Sheila et Yves Martin relancent leur activité musicale en créant un nouveau label de production indépendant baptisé Marshe.

Grâce à l’entremise du producteur Jean-Claude Camus, un partenariat est établi avec Phonogram (groupe Polygram) pour la sortie du single « Comme aujourd’hui », en 1987.

Au moment de la sortie du single « C’est ma vie », Sheila est contrainte d’interrompre ses activités en raison d’une péritonite aiguë accompagnée d’un début de septicémie, nécessitant une intervention chirurgicale d’urgence. Durant sa convalescence, elle s’ouvre à une quête spirituelle et découvre la pensée du fondateur du spiritisme Allan Kardec, ainsi que les enseignements du philosophe indien Jiddu Krishnamurti. Elle s’intéresse également aux théories de Joseph Murphy, philosophe et docteur en théologie, notamment sur l’énergie cosmique, l’autosuggestion et le pouvoir du subconscient. Cette démarche la conduit à rencontrer Patrick Drouot, spécialiste de la réincarnation, avec qui elle entreprend des expérimentations autour de la mémoire des vies antérieures.

En 1988, elle publie un nouvel album intitulé « Tendances », reflet de thématiques variées abordées à travers les textes. Le single « Pour te retrouver » est dédié à Maître Guinebert, figure importante de son parcours personnel. L’album réunit les contributions de Didier Barbelivien, Jacques Cardona, Jean-Paul Dréau, Julien Lepers, Luc Plamondon, entre autres.

__________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________
LES ADIEUX
(1989-1997)


Sheila poursuit la promotion de l’album Tendances avec la sortie de plusieurs singles, dont « Fragile », écrit et composé par Jean-Paul Dréau, suivi en 1989 de « Partir ».

À la rentrée, elle publie « Le tam-tam du vent », un titre signé Didier Barbelivien, également extrait de l’album, mais présenté dans une nouvelle version revisitée, avec une interprétation différente et des arrangements musicaux inédits.
Du 3 au 15 octobre 1989, Sheila inaugure sa première apparition à l’Olympia, y proclamant ce récital comme un adieu à la scène. Le spectacle articule deux volets : l’un dédié à l’ère yé-yé, l’autre à l’artiste qu’elle est devenue. À cette occasion, elle exprime une forme de ras-le-bol, dénonçant une accumulation de méchanceté, d’irrespect et de mauvaise foi dans le nouveau système professionnel.
L’année suivante en 1990, elle se réinvente en tant qu’animatrice avec Coups de cœur, une émission de variétés où quatre célébrités issues du cinéma, du spectacle, de la chanson, de la danse ou du sport partagent leurs coups de cœur culturels. Le succès est immédiat : le premier épisode réunit près de 5,5 millions de téléspectateurs, tandis que les émissions suivantes enregistrent une moyenne d’environ 3,5 millions.

Le 30 octobre 1992, pour célébrer ses 30 ans de carrière, Sheila publie un magnifique coffret collector composé de trois CD (1962-1992), en édition limitée, incluant une chanson inédite : « On s’dit plus rien ».
Le 26 décembre, elle participe à l’émission Music Stars animée par Michel Drucker, où elle ouvre les portes de son intimité avec anecdotes et confidences. Fort de sa sincérité et de son aura, le programme séduit 8 millions de téléspectateurs, signant le meilleur score de l’année en deuxième partie de soirée.
Le 8 mars 1993, Sheila co-présente avec Drucker une émission spéciale Stars 90 dédiée à Claude François, interprétant un duo posthume virtuel sur « Dix-sept ans ». L’émission casse les audiences, rassemblant 9 millions de téléspectateurs et devançant largement La Nuit des Césars.

En avril 1993, elle publie son premier ouvrage personnel, « Chemins de lumière ». Ce récit introspectif revisite sa vie, ses expériences spirituelles, sa passion naissante pour la sculpture, ses rencontres avec médiums et spirites, et les explorations liés aux vies antérieures.
En 1994, Sheila endosse le rôle principal dans l’épisode L’Affaire Da Costa de la série Van Loc (Un grand flic de Marseille) aux côtés de Georges N’Guyen Van Loc. Le téléfilm réalise un impressionnant score d’audience à 9 millions, un sommet pour la série.

En 1995, elle publie « Et si c’était vrai », un deuxième livre où elle revisite sa vie à travers une fiction semi-autobiographique, réinventant les personnages du show-business pour que les fans identifient eux-mêmes les protagonistes. L’ouvrage offre un regard teinté d’humour sur ses années glorieuses.
En fin d’année 1995, Sheila devient porte-parole de l’association E.L.C.S. (Élus Locaux Contre le Sida) créée par Jean-Luc Roméro, s’engageant activement aux côtés des élus pour des actions concrètes de solidarité.
À l’été 1996, elle anime l’émission « Salut les Copains » avec le chanteur Dave, un concept festif réunissant les icônes d’hier et d’aujourd’hui.

En 1997, Sheila publie « La Captive », son premier roman entièrement fictif, un récit d’aventures où le Bhoutan joue un rôle central, fruit d’une profonde recherche.
__________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________
LE RETOUR SUR SCÈNE !
(1998-2001)
L’animateur Pascal Sevran collabore avec la maison de disques Arcade Music Company et Alain Puglia (Flarenasch) pour accompagner le retour musical de Sheila.

En 1998, la chanteuse effectue un grand retour en tant qu’artiste, ravissant ainsi ses fans et le public avec la sortie d’un nouvel album. Ce projet inclut une réinterprétation de ses classiques, comme « Spacer », avec des arrangements musicaux revisités, ainsi que de nouveaux titres.
Le 3 mars de la même année, Sheila se voit remettre la médaille de Commandeur de la Légion d’Honneur, ainsi que le grade de Chevalier de la Légion d’Honneur, par le président de la République, Jacques Chirac.

Elle retrouve alors une dynamique de promotion intense et offre une version salsa de son célèbre titre « Les Rois Mages », au grand plaisir de ses admirateurs.
Du 28 septembre au 3 octobre 1998, Sheila fait son grand retour sur la scène mythique de l’Olympia, réconciliée avec son passé. Ce concert, qui réunit des fans de toutes générations, est un véritable moment de joie et de convivialité. Lors du premier soir, l’ingénieur du son rapporte que la salle vibrait d’une énergie comparable à celle de la scène, en raison de l’émotion palpable et de l’enthousiasme du public.
La chanteuse entame ensuite une grande tournée, qui se prolonge par une nouvelle série de concerts à l’Olympia, les 26, 27 et 28 février 1999.

Après une tournée prolongée, Sheila dévoile le 9 novembre un nouvel album intitulé « Dense », marqué par une grande diversité musicale. Cet opus se distingue des précédents par ses influences variées, allant de la dance à la salsa, en passant par le reggae celtique, offrant ainsi une palette sonore éclectique.

En 2000 et 2001, la chanteuse poursuit son parcours en enchaînant une série de galas à travers différentes scènes.
__________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________
JAMAIS DEUX SANS TOI
(2002-2006)
Le 14 février 2002, Sheila présente pour la première fois un récital acoustique sur Canal Jimmy, réalisé grâce à Franck Appietto. Elle se livre à une longue interview, seule face à un miroir, en répondant aux questions du journaliste Didier Varrod. Durant cette émission, la chanteuse interprète des chansons surprenantes, telles que « Smile » de Charlie Chaplin et « How Sweet It Is (To Be Loved By You) » de James Taylor.
Le 12 août 2002, Sheila traverse une épreuve dévastatrice avec le décès de sa mère. Malgré la douleur, elle fait preuve d’un courage exceptionnel en poursuivant ses galas. Quelques semaines plus tard, le 28 août, son père disparaît à son tour, accentuant sa souffrance. Soutenue par l’amour inébranlable de son public, Sheila s’efforce de continuer à préparer ses projets artistiques dans cette période difficile.

En septembre de la même année, la chanteuse sort un mini-album intitulé « Seulement pour toi », qui regroupe des réenregistrements de ses titres avec de nouveaux arrangements musicaux, principalement acoustiques. Cet opus reflète parfaitement l’authenticité de Sheila, notamment à travers le morceau « Toutes ces vies ».
Elle participe également à une émission spéciale célébrant ses 40 ans de carrière, qui réunit des duos et des invités pour lui rendre hommage. Animée par Michel Drucker, cette émission connaît un immense succès, attirant 5 millions de téléspectateurs et battant ainsi la « Star Academy » sur TF1.
Du 1er au 9 novembre 2002, Sheila présente le spectacle Jamais deux sans toi pour célébrer ses 40 ans de carrière. Cet événement est largement salué par la presse, qui le qualifie de spectacle raffiné, avec une première partie acoustique intimiste et une seconde partie résolument rythmée.

En 2003, Sheila publie un livre d’entretien intitulé « Ne vous fiez pas aux apparences », écrit en collaboration avec le journaliste Didier Varrod. Ce récit livre l’histoire d’une chanteuse populaire au style kitsch sublimé, retraçant le destin d’une femme à travers quatre décennies de vie et 30 heures d’interviews. Sheila y aborde son enfance, son adolescence, sa carrière, son mariage, son divorce, ses rencontres marquantes, et partage de nombreuses anecdotes personnelles.
Parallèlement, la chanteuse reprend la route pour une série de galas à travers toute la France.
__________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________
ENFIN DISPONIBLE !
(2006-2011)

Sheila collabore avec Thierry Chassagne, Président Directeur Général de Warner Music France, et Alain Veille, Directeur Général de la société, pour la réédition complète de ses enregistrements de 1962 à aujourd’hui. Cette initiative aboutit à la sortie de l’intégrale intitulée Juste comme ça le 30 octobre 2006, qui comprend l’intégralité de ses enregistrements, des titres inédits, ainsi qu’un nouveau morceau, « L’amour pour seule prière », écrit et composé par Laurent Marimbert.
Du 19 au 28 décembre 2006, Sheila présente son nouveau spectacle acoustique Enfin disponible ! : C’est écrit au Cabaret Sauvage, incluant deux chansons inédites coécrites avec la chanteuse Clarika. Ce spectacle rencontre un grand succès, et Sheila décide de prolonger sa tournée avec deux représentations supplémentaires à l’Olympia, les 21 septembre 2007 et 4 mars 2008.
Sheila fait ses débuts en tant qu’actrice dans le court-métrage La dinde diffusé sur Canal Plus, dans le cadre de l’opération « La collection écrite pour… » dirigée par le journaliste Patrick Thévenin (Têtu, Inrocks) et la jeune réalisatrice Anna La Chocha. Elle s’aventure dans un nouveau registre en interprétant un rôle « à contre-emploi », un personnage qui évoque l’esprit de la série américaine Desperate Housewives. Sheila incarne ce rôle avec une grande aisance, réussissant à capturer l’essence du personnage.
En 2009 et 2010, Sheila prend part à la tournée Âge Tendre et Têtes de Bois lors des saisons 4 et 5, parcourant la France avec deux prestations par jour.
En 2011, elle se lance dans une nouvelle aventure télévisuelle en participant à la deuxième saison de l’émission Danse avec les stars sur TF1. Accompagnée de son partenaire Julien Brugel, Sheila s’illustre tout au long de la compétition, atteignant la demi-finale après plusieurs semaines de danse.
__________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________
CE SOIR, C’EST NOTRE ANNIVERSAIRE
(2012-2016)
Les 21, 22 et 23 septembre 2012, Sheila célèbre ses 50 ans de carrière à l’Olympia, devant des salles complètes et à guichets fermés. Ces trois soirées exceptionnelles sont marquées par une ambiance survoltée et un spectacle complet, où l’artiste retrouve son public dans une atmosphère festive et pleine d’émotion.

Sheila dévoile enfin son nouvel album tant attendu, « Solide », qui séduit ses fans grâce à des compositions signées par des auteurs renommés tels que Nina Bouraoui, Florian Gazan, Jacques Vénéruso, entre autres. Le premier extrait choisi, « Pour sauver l’amour », offre un mélange d’arrangements musicaux américains, alliant ballades, électro, pop, folk et rock, dans un style résolument moderne.

Le documentaire Sheila, l’histoire d’une vie, réalisé par Gérard Pont et animé par Anthony Martin, est diffusé sur France 3. Ce film retrace le parcours exceptionnel de l’artiste, avec la participation de Pierre Desplanches (Guitares Brothers), de l’attachée de presse Annie Markhan, d’Yves Martin, du producteur californien Keith Olsen, et de Nile Rodgers (groupe Chic).
En 2013, Sheila reçoit une Victoire d’Honneur lors des Victoires de la Musique, récompensant l’ensemble de sa carrière musicale.

À la rentrée, elle publie un livre intitulé « Danse avec ta vie », dans lequel elle se confie sur des aspects intimes de sa vie, notamment sur ses parents, son fils, et d’autres moments marquants de son parcours. Le livre est structuré autour de chapitres inspirés de danses, en hommage à l’émission Danse avec les stars, chaque danse symbolisant une étape clé de sa vie.
En 2014 et 2015, Sheila poursuit une tournée intense de galas à travers toute la France.
Le 28 mai 2016, elle reçoit l’Achievement Award lors de la 16e cérémonie des Murex d’Or à Beyrouth, au Liban, en reconnaissance de l’ensemble de sa carrière, une distinction remise par le ministre du tourisme.
__________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________
LES BONHEURS DE LA VIE
(2016-2024)

Le 19 octobre 2016, Sheila publie un nouveau livre intitulé Les bonheurs de la vie, consacré au bien-être. Ce livre mêle anecdotes de sa carrière et conseils pratiques sur le sport, la détente et l’art de positiver dans la vie.
En parallèle, elle participe à la Tournée des Idoles – Âge Tendre (Saison 10), parcourant la France avec deux prestations scéniques par jour.
Les 16 et 17 août 2017, Sheila célèbre son anniversaire lors de deux soirées exceptionnelles, marquées par un nouveau spectacle en compagnie des musiciens du groupe H-Taag, au Théâtre de l’Alhambra.
Elle poursuit ensuite cette aventure avec deux représentations au Casino de Paris, le 8 décembre 2017, suivies d’une diffusion en direct et en intégralité sur la chaîne Paris-Première, le 9 décembre 2017.
Dès janvier 2018, Sheila reprend la Tournée des Idoles – Âge Tendre (Saison 11), poursuivant sa tournée à travers la France avec deux représentations par jour.
En parallèle, la chanteuse poursuit une série de galas dans toute la France et termine l’année en beauté avec un concert à la prestigieuse Salle Pleyel le 28 décembre 2018.
En 2019 et 2020, Sheila consacre une grande partie de son temps aux galas, notamment en Belgique et au Canada, tout en poursuivant l’enregistrement de son nouvel album à venir.

Le 5 juin 2020, elle dévoile un single en téléchargement, « Septième continent » (Version Piano Voix), en attendant la sortie de son prochain album. Ce single est accompagné d’un coffret spécial célébrant les 40 ans de Spacer, comprenant des versions inédites de l’album King of the World, initialement sorti en 1980.
__________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________
VENUE D’AILLEURS

Le 2 avril 2021, Sheila dévoile son nouvel album « Venue d’ailleurs », accompagné de deux extraits, « Tous yéyé » et « La rumeur ». Cet album, qui s’apparente à une véritable autobiographie musicale, reflète profondément son histoire personnelle. L’ambiance des chansons oscille entre joie et mélancolie, et le style musical se distingue par une grande diversité, allant du piano-voix au disco, en passant par la folk, l’électro-pop et le rock. Cet album marque près de 60 ans de carrière et réunit une pléiade de talents. On y retrouve des collaborations avec des artistes prestigieux tels que le groupe H-Taag, Alex Ligertwood (groupe Santana), Jason Scheff (groupe Chicago), Keith Olsen, Nile Rodgers (groupe Chic), ainsi que de nouveaux venus comme Élio Antony, Valérie Fayolle, Jean-Félix Lalanne, Pierre-Yves Lebert, Maxime Legrand (Zappeur Palace), Virginie Luypaerts, Philippe Rombi, Amaury Salmon, Christian Siméon, Valérie Véga, Jacques Vénéruso, et bien d’autres encore.
Sheila part en tournée à travers la France pour célébrer son 60e anniversaire de carrière, marquant un moment fort de sa trajectoire artistique.
Elle fête cet événement à guichets fermés à la Salle Pleyel, les 11 et 12 novembre 2022.
Parallèlement, France 3 diffuse le documentaire Sheila, toutes ces vies-là, réalisé par Jean-Baptiste Erreca et François Jougneau, avec la participation de l’animatrice Rebecca Manzoni, ainsi que celle de personnalités telles que le musicien Eric Azhar, l’acteur François Cluzet, l’animateur Michel Drucker, l’écrivaine Rachel Khan, le sportif Antoine Kombouaré, le musicien André Manoukian, le photographe Jean-Marie Périer, et le sportif Alain Roche.
En 2023, Sheila poursuit sa tournée, parcourant la France et l’étranger, avant de prolonger cette célébration de son anniversaire avec un concert exceptionnel le 12 novembre 2023 au Grand Rex, également à guichets fermés.
En avril 2024, la chanteuse interprète un rôle dans le court-métrage : Une Journée à 50 Balles, réalisé par Jean-Michel Stazzy et diffusé sur Canal Plus.
Le 11 avril 2024, la chanteuse est honorée de la Légion d’Honneur par le président de la République, Emmanuel Macron.
Quelques semaines plus tard, le 6 juin 2024, la maire de Paris, Anne Hidalgo, lui remet la Médaille Grand Vermeil en reconnaissance de sa contribution à la lutte contre le Sida et pour ses 60 années de carrière.
Sheila clôture une année de célébrations avec deux concerts supplémentaires à la Salle Pleyel, les 15 et 16 novembre 2024, dans le cadre de la prolongation de ses 60 ans de carrière.
______________________________________________________________________________________________________________________________
À L’AVENIR
(2025-2026)

Sheila dévoile un nouvel album intitulé « À L’avenir », un disque marqué par la maturité, qui reflète son état d’esprit actuel et ses profondes réflexions sur la vie. Cet album propose un mélange de rythmes variés et aborde des thèmes contemporains, tels que le racisme, la spiritualité, les fake-news sur les réseaux sociaux, tout en rendant hommage à Simone Veil. Elle poursuit sa collaboration avec des auteurs-compositeurs de talent tels qu’Elio Antony, Eric Azhar, Pierre-Yves Lebert, Amaury Salmon, et Valérie Véga, tout en invitant de nouveaux talents, dont Daran, Davide Esposito, Rachel Khan et David Verlant. Parmi les extraits choisis, on retrouve « À l’avenir » et « Et Dieu dans tout ça », deux titres qui illustrent parfaitement l’évolution artistique de la chanteuse.
Sheila lance sa tournée 8.0, débutant avec une première formule afin de peaufiner un nouveau concept pour son prochain passage au Dôme (Palais des Sports) de Paris. Cette tournée prépare ainsi le terrain pour une expérience scénique innovante et inédite.
______________________________________________________________________________________________________________________________
Grâce à la publication de plusieurs compilations et à la réédition de certains albums, Sheila atteint un total de 45 millions de disques vendus à l’échelle mondiale, dont plus de 23 millions en France. Son site officiel annonce un total impressionnant de 85 millions de disques vendus à travers le monde. En dépit des défis posés par la crise du marché et le téléchargement, Sheila demeure l’une des figures les plus emblématiques, figurant en tête des vedettes féminines depuis 1963 jusqu’à aujourd’hui.
______________________________________________________________________________________________________________________________

Laisser un commentaire
Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.