SHEILA DANS LE MONDE DES ARTISTES

SHEILA DANS LE MONDE DES ARTISTES 33t1983

ACTUALITÉS 2017  

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Réservations : Cliquez le lien ci-dessous

SHEILA A L’ALHAMBRA

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LE FIGARO.FR Sheila enregistre à Los Angeles, 30 ans après son tube planétaire Spacer par Léna LUTAUD et photo de François BOUCHON : La chanteuse partira début juin à LOS ANGELES, pour l’enregistrement de son prochain album avec une équipe américaine, en compagnie de son producteur Stéphane LETELLIER. Suite aux réservations importantes de l’ALHAMBRA, il se pourrait que 3 dates supplémentaires soient programmées mais cela restera à vérifier…

LE FIGARO.FR

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LIVRE : LES BONHEURS DE LA VIE 

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LES BONHEURS DE L’EXERCICE 

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SHEILA RÉTROSPECTIVE DOUBLE DVD 

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SHEILA RÉTROSPECTIVE BEST OF CD 

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PRÉSENTATION :

SHEILA ON DIT…

DANS LE MONDE ARTISTES 

Le site salue la carrière artistique de SHEILA de façons objectives, franches et honnêtes avec un regard spontané et sans hypocrisie. Sur la page d’accueil vous trouverez un petit aperçu de son parcours sous forme de biographie. Pour les détails supplémentaires, il suffit d’aller sur la droite en cliquant sur les événements répertoriés chronologiquement. Vous découvrirez soit la présentation d’un 45 TOURS, d’un ALBUM, d’un LIVRE ou d’un SPECTACLE comprenant tous les crédits, les dates d’émissions de télévision ou de radio, des spectacles, des tournées, mais aussi des titres pour les comptes-rendus ou interviews données de ses prestations scéniques par la presse régionale, avec le nom des journalistes et des photographes, durant ces cinq décennies.

Le travail d’un artiste ne se fait pas seul mais avec une bonne équipe solide. Je tenais à mettre en valeur, tous ces gens ayant collaboré en sa compagnie pour un ou plusieurs disques sur + de cinq fois dix ans de carrière, que ce soit les producteurs, les auteurs-compositeurs, les orchestrateurs, les ingénieurs du son, les photographes des pochettes de disques qui nous ont fait tant rêver, les musiciens, les choristes, les danseurs, etc. Ils ont chacun ou chacune, une page publiée sur leur parcours.

Passionné de variété française et internationale avec toutes époques confondues, je me suis amusé à retranscrire l’ambiance de chaque période en mettant les titres de ses « copains » ou « collègues » chanteurs, chanteuses ou groupes, après beaucoup de recherches grâce au travail de Platine Magazine, aux sites Artistes Charts VentesTopFrance avec Fabrice FERMENT et Info Disc.

Ma démarche reste sincère en voulant simplement partager ces beaux souvenirs et valoriser en toute modestie, l’histoire d’une petite fille de français moyen devenue très connue auprès de ses fans, mais également auprès d’un public de 7 à 77 ans ou des personnes qui l’apprécient avec le souvenir d’une ou plusieurs chansons.

CLAUDE CARRERE

SHEILA

YVES MARTIN

Le producteur Claude CARRERE fait partie de l’histoire des plus grands succès de SHEILA. Encore aujourd’hui, elle continue de les interpréter dans ses galas car le public restera à jamais marqué par les refrains populaires. Il produira des dizaines et des dizaines d’artistes pendant de nombreuses années, inscrits lors de l’actualité de la chanteuse sur les pages à droite. C’est une façon de rendre hommage à celui qui fut le premier à croire en elle.

Claude CARRERE fut un grand visionnaire et avant-gardiste dans les années 60, 70 et au début des années 80. Avec lui, la chanteuse collabora en compagnie des plus grands. Il savait exactement prendre les contacts dans sa façon de faire, en y trouvant les bons arguments. Le seul reproche que l’on fera à l’ancien manager est la suppression du lien scénique entre SHEILA et son public. Peut-être avait-il ses propres raisons ? Il était le seul capable à répondre sur cette énigme. Quoiqu’il en soit, nous pouvons lui dire merci pour toutes ces années vinyles et magiques, ainsi qu’à Yves MARTIN pour les compositions de quelques chansons intemporelles et la mise en scène des spectacles.

BIOGRAPHIE ON DIT…

BABY BOUM !

(1945-1962)

Annie CHANCEL naît le 16 AOÛT 1945 à CRÉTEIL dans la banlieue parisienne et grandit dans le treizième arrondissement de PARIS. Ses parents tiennent une confiserie ambulante et parcourent les alentours de la capitale sur les marchés. Vers l’âge de 8 ans, la petite ANNIE s’inscrit à des cours de danse classique et apprend le solfège pour jouer au piano. Un peu plus tard, l’adolescente veut devenir danseuse classique, écuyère ou acrobate.

SALUT LES COPAINS

(1962)

En 1962, elle fête ses 17 ans et se passionne pour la musique. La jeune fille se renseigne en essayant d’intégrer des groupes musicaux et entre dans une formation : LES GUITARES BROTHERS. L’un des musiciens se rend au GOLF DROUOT, pour demander une audition auprès d’Henri LEPROUX. Celui-ci connaît Claude CARRERE, qui recherche une jeune chanteuse. Il passe les écouter et aussitôt, ANNIE commence une chanson. Claude CARRERE l’interrompt pour en demander une autre. Elle entame  « CHARIOT » de Pétula CLARK, mais il souhaite entendre de nouveau un autre titre. La jeune artiste termine en interprétant « JE CHANTE DOUCEMENT » de Pétula CLARK. Claude CARRERE revient le lendemain avec le directeur artistique Jacques PLAIT (DISQUES PHILIPS). Claude CARRERE et Jacques PLAIT décident de signer un contrat d’exclusivité en la baptisant « SHEILA », le 15 SEPTEMBRE avec ses parents puisque mineure. Elle sort son premier 45 TOURS « SHEILA », le 13 NOVEMBRE.

NOUVELLE IDOLE !

(1963-1969)

Le second 45 TOURS « L’ECOLE EST FINIE », paraît le 13 FÉVRIER et se retrouve au premier rang des idoles pour les jeunes enfants, les adolescents et les familles réconciliés avec les yé-yé. Ses chansons incarnent des moments de vies que les gens désirent inconsciemment écouter. Elles proviennent du contenu avec le son, la coiffure, les tenues, etc. SHEILA respire la naïveté avec ses yeux pétillants, le sourire aux lèvres, le tout accompagné d’un optimisme et de joie de vivre. C’est le temps de l’insouciance, celui d’une jeunesse reconnue assimilée à un pouvoir d’achat. Durant ces deux décennies sixties et seventies, elle restera un phénomène évident au niveau des ventes de disques en FRANCE. La nouvelle chanteuse se positionnera à la première place des chanteuses féminines. Chaque SUPER E.P (4 TITRES) ou SINGLE (2 TITRES) se classera dans le TOP 15 MENSUEL OFFICIEL FRANÇAIS. La jeune idole devient populaire et sympa en se prêtant à tous les jeux et rentre désormais dans le cœur des français.

SHEILA enchaîne les succès : « PENDANT LES VACANCES », « PREMIÈRE SURPRISE-PARTIE » et « LE SIFFLET DES COPAINS ». A la rentrée, elle démarre une tournée directement en vedette principale à guichets fermés dans les salles de 2.000 personnes, avec parfois autant dehors car toutes les places se retiennent à l’avance. Dès 1964, la jeune idole entame la deuxième partie de sa tournée et fait complet partout. SHEILA effectue des séances de dédicaces après les galas dans chaque ville jusque l’épuisement, alors que son 45 TOURS « HELLO PETITE FILLE » passe en radio. Petit à petit, elle subit du surmenage et se voit dans l’obligation d’annuler ses passages, dans beaucoup de villes. Claude CARRERE lui stoppe la scène pour se consacrer uniquement au système du disque et de la télévision, qui pour lui sera bien plus rentable que la scène. C’est un système de carrière qui ne s’était jamais vu avant, avec le principe de gagner beaucoup d’argent sans l’investir dans un spectacle. Pendant toutes ces années, la chanteuse vivra de nouveau dans l’espoir de faire un show devant un public. Claude CARRERE lui promettra souvent des prestations scéniques qui ne se feront jamais, mais un jour la corde cassera. Pour le moment, son disque d’été « CHAQUE INSTANT DE CHAQUE JOUR » est en première position de la saison de l’été au niveau des artistes féminines. SHEILA se confie dans la presse avec humour le principe de son traitement. Malheureusement ces articles se transformeront sous le signe de la rumeur, de façon très sordide. Il est inutile d’évoquer tous ces ragots qui psychologiquement, lui feront le plus grand mal. Entre-temps, Claude CARRERE crée le CLUB SHEILA. Un magazine sera publié avec 10 numéros par an et terminera de paraître 1981, comprenant 10.000 adhérents pour commencer et ira jusque 50.000 inscrits. Il y aura une lettre de l’idole qui parlera de son actualité, mais aussi des photos récentes à chaque fois, des rubriques de jeux, d’astrologie avec le « SHEILASCOPE », également le cinéma pour « Le film du mois », un hit parade sans la chanteuse évidemment et une page « Spécial Inter Copains », pour ceux qui veulent se retrouver entre fans. En collaboration avec Claude CARRERE, elle place son argent dans une affaire de confection en gros. Il crée une griffe de mode LA BOUTIQUE DE SHEILA, avec des modèles disponibles pour les jeunes filles dans les grands magasins de FRANCE. Ses parents deviennent les gérants de cette affaire et salariés du manager. Pendant 20 ans un système commence à s’installer où tout le monde dépendra de tout le monde, c’est-à-dire au final de Claude CARRERE déjà homme d’affaires redoutable avec SHEILA, représentant une source de bénéfices. Après la griffe distribuée dans les grands magasins, 48 boutiques s’ouvriront petit à petit un peu partout en FRANCE.

SHEILA devient un phénomène de société, adulée de tous les jeunes. Elle est la petite fille de toutes les familles, qui l’adorent et suivent tous ses faits et gestes dans la presse avec beaucoup de succès : « ECOUTE CE DISQUE », « VOUS LES COPAINS, JE NE VOUS OUBLIERAI JAMAIS » (1964), « TOUJOURS DES BEAUX JOURS », « C’EST TOI QUE J’AIME », « DEVANT LE JUKE-BOX » en duo avec AKIM, « LE FOLKLORE AMÉRICAIN » (1965) et « LE CINÉMA ». En 1966, comme toutes les idoles de l’époque, la chanteuse devient actrice en jouant son premier rôle dans un film « BANG-BANG », qui deviendra un énorme succès en province. Parallèlement, son disque de l’été « BANG-BANG » figure en très bonne place des meilleures ventes et termine l’année avec « L’HEURE DE LA SORTIE » dans les mêmes conditions. En 1967, SHEILA continue avec les succès « LA FAMILLE », « ADIOS AMOR » et « LE KILT, UN SOU C’EST UN SOU… ». En 5 ans de carrière, elle atteint le niveau des 7 millions de disque dans le monde, dont 5 millions et demi en FRANCE. La chanteuse représente la fille moderne de l’époque que les jeunes adorent, l’idole des familles de 7 à 77 ans. Après une longue période d’adolescence gentiment émancipée de succès avec « QUAND UNE FILLE AIME UN GARÇON » et surtout « PETITE FILLE DE FRANÇAIS MOYEN » en 1968, SHEILA incarne à la fois la jeune fille sentimentale dans « LONG SERA L’HIVER » ou « LA VAMP » dévergondée au second degré. L’année suivante en 1969, la variété traditionnelle refait surface avec « ARLEQUIN », en passant par la mode baba-cool « LA COLLINE DE SANTA-MARIA » ou aux claquettes de « ONCLE JO », toujours dans les classements du TOP 15 MENSUEL OFFICIEL FRANÇAIS.

STAR A PAILLETTES !

(1970-1977)

SHEILA entame les années 70 sur un rythme incroyable de succès : « JULIETTA », « MA VIE A T’AMIER » et « REVIENS, JE T’AIME ». Elle reste la seule « yé-yé girl » qui vend le mieux en cette nouvelle décennie. La chanteuse frappe encore très fort avec son plus gros hit « LES ROIS MAGES ». Cette chanson marque un virage dans sa carrière avec un style musical mélangeant la pop et la variété. SHEILA se classe même en ESPAGNE et jusqu’en AMÉRIQUE DU SUD (ARGENTINE et MEXIQUE) en enregistrant la version espagnole « LOS REYES MAGOS ». Elle  continue de rassembler un public de 7 à 77 ans, en mélangeant la jeunesse ado et les parents pour « BLANCS, JAUNES, ROUGES, NOIRS », « J’ADORE » en duo avec Aldo MACCIONE, « SAMSON ET DALILA », « LE MARI DE MAMA » et « POUPÉE DE PORCELAINE ». En 10 ans de carrière, la chanteuse atteint le niveau des 12 millions de disques dans le monde, dont + de 9 millions en FRANCE. SHEILA est devenue la vedette féminine, la plus populaire en collaborant avec un « producteur musicien » spécialiste des succès. Il exploite au mieux, vers une clientèle familiale et surtout provinciale. Le 13 FÉVRIER 1973, les journaux de 13 heures diffusent en direct le « oui » de la chanteuse sur toutes les radios et télévisions de FRANCE. Quelques jours plus tard, le duo « LES GONDOLES A VENISE » avec RINGO est un énorme tube. La jeune mariée continue avec « ADAM ET ÈVE » et « MÉLANCOLIE », puis « LE COUPLE », « TU ES LE SOLEIL » et « NE FAIS PAS TANGUER LE BATEAU » (1974), « C’EST LE CŒUR, LES ORDRES DU DOCTEUR », « AIMER AVANT DE MOURIR » et « QUEL TEMPÉRAMENT DE FEU » (1975), « UN PRINCE EN EXIL », « PATRICK MON CHÉRI », « LES FEMMES » et « L’AMOUR QUI BRÛLE EN MOI » (1976). L’année suivante en 1977, avec le 45 TOURS « L’ARCHE DE NOË », elle figure toujours en première des ventes de singles, dans la catégorie des vedettes féminines. Avant d’entamer une période européenne voire petit à petit internationale avec le DISCO, la chanteuse atteint le niveau des 19 millions de disques dans le monde, dont + de 16 millions en FRANCE.

REINE DU DISCO !

(1977-1980)

Claude CARRERE lance un nouveau groupe S.B. DEVOTION « LOVE ME BABY ». Le single est présenté aux radios, avec une pochette blanche inscrite SOCIÉTÉ CARRERE PRODUCTIONS. Le titre passe partout et même en discothèque. La presse s’interroge sur ce mystérieux groupe, car ils ne font aucune promo… Incroyable mais vrai, il faut savoir que c’est le public qui au fur et à mesure, appelait les radios pour dire que la chanteuse ressemblait à la voix de SHEILA. Après S.B. DEVOTION « LOVE ME BABY » devenue très vite en tête des ventes et N°1 des discothèques, les disquaires reçoivent un deuxième pressage. On découvre que le « S » devient « SHEILA » et le « B. DEVOTION » en « BLACK DEVOTION ». Le producteur et la chanteuse viennent de tester ce premier single en anglais d’une façon anonyme, à cause des programmateurs de radio et des disc-jockey dans les boîtes de nuits, n’imaginant pas qu’elle puisse se diriger vers une musique plus osée. Ils conservent de SHEILA une image tellement populaire que sans le savoir, ces professionnels de la musique se font piéger aveuglément. Le public adhère doublement au nouveau style d’une « SHEILA DISCO ». En télévision, elle apparaîtra avec « LOVE ME BABY » chorégraphié par Arthur PLASSCHAERT en compagnie des B. DEVOTION, vêtue d’un tee shirt coupé au-dessus du nombril, d’un short pailleté, d’un foulard noué autour du genou et des bottes. Petit à petit, le disque commence à sortir sur l’ensemble de l’EUROPE. La chanteuse fait également plusieurs télévisions en parcourant le continent européen et « LOVE ME BABY » se classe en ALLEMAGNE, BELGIQUE, ESPAGNE, ITALIE, PAYS-BAS, PORTUGAL, SUISSE, TURQUIE, jusqu’au CANADA, etc.

Un premier album dans la langue de Shakespeare paraît avec « SINGIN’IN THE RAIN » du célèbre film musical de Gene KELLY. Il sort dans 18 pays et obtient un succès mondial. Le single se classe partout en EUROPE (ALLEMAGNE, ANGLETERRE « TOP OF THE POPS », BELGIQUE, DANEMARK, ESPAGNE, FINLANDE, ITALIE, PAYS-BAS, PORTUGAL, SUÈDE, SUISSE, TURQUIE), puis en AFRIQUE DU SUD, AUSTRALIE, au CANADA, aux ETATS-UNIS (BILLBOARD DISCO ACTION NATIONALE), au ZIMBABWE, etc. Les arrangements musicaux du disque sont très disco à la sauce californienne. La participation des choristes anglais devienne de plus en plus importante, puisqu’ils chantent aussi bien dans les couplets que dans les refrains, d’où un vrai travail de groupe. SHEILA interprète de façon différente en anglais avec une intonation plus sensuelle sur certains titres. En 1978, elle voyage beaucoup en EUROPE pour la promo de ses disques anglais en devenant l’une des reines du DISCO avec « HÔTEL DE LA PLAGE » du film L’HÔTEL DE LA PLAGE, « I DON’T NEED A DOCTOR » (classé en BELGIQUE, au CANADA, PAYS-BAS), « YOU LIGHT MY FIRE » (classé en ALLEMAGNE, ANGLETERRE « TOP OF THE POPS », CANADA, IRLANDE, ITALIE, MEXIQUE, TURQUIE). En fin d’année, la chanteuse fait une petite parenthèse en français avec « KENNEDY AIRPORT », l’un des grands succès de l’hiver. La reine du DISCO EUROPÉEN publie en 1979 « SEVEN LONELY DAYS » (classé en ALLEMAGNE, SUÈDE, TURQUIE). SHEILA sort également pour l’été « NO. NO. NO. NO. » mais ne fera aucune promo de ce single, ni en FRANCE, ni en EUROPE. Il bénéficiera de plusieurs passages en radios. Ce disque marque la fin d’une période anglaise pour une nouvelle aventure américaine.

NEW WAVE

(1980)

En 1980, le GROUPE CHIC connu pour le succès « LE FREAK C’EST CHIC » collabore avec SHEILA, à l’occasion de leur première production. Ils font partie des meilleurs groupes actuels, ayant su créer un son et des rythmes bien particuliers. Avec sa réputation devenue européenne, voire internationale, elle publie un premier album américain « KING OF THE WORLD », produit par Bernard EDWARDS à la création du concept et Nile RODGERS à la direction artistique. Il sort directement dans 32 pays avec le hit interplanétaire « SPACER ». Le disque est enregistré au STUDIO POWER STATION à NEW-YORK (ETATS-UNIS). Le résultat révèle une extraordinaire collaboration entre un groupe afro-américain qui produit une artiste blanche, pour la première fois dans l’histoire de la musique. Les chansons sont à la fois DISCO, FUNKY, NEW-WAVE et POP-ROCK très dance et rythmique avec des arrangements très stylés du groupe CHIC. La voix de SHEILA reste couverte, par les chœurs américains aussi bien dans les couplets que dans les refrains. Le titre leader « SPACER » devient un tube classé partout dans le monde en EUROPE (ALLEMAGNE, ANGLETERRE « TOP OF THE POPS », BELGIQUE, DANEMARK, GRÈCE, IRLANDE, ITALIE, PAYS-BAS, SUÈDE), puis en AFRIQUE DU SUD, ARGENTINE, AUSTRALIE, ETATS-UNIS (BILLBOARD HOT SOUL SINGLES, CASH BOX TOP 100 et BILLBOARD DISCO HOT 100), etc.

De 1977 à 1980, ses 45 tours anglais totalisent au moins 12 millions de disques rien que pour cette période DISCO. SHEILA & B. DEVOTION participèrent à de nombreux shows télévisés sur une bonne partie de l’EUROPE. Elle fut parmi l’une des seules artistes françaises de renommée internationale à se placer dans les hits sur le continent européen, avec ses propres titres anglophones. SHEILA & B. DEVOTION ont même été jusqu’à se classer partout dans le monde. Depuis le début de sa carrière, le total de ses ventes s’estiment à une trentaine de millions de disques dans le monde, dont 20 millions en FRANCE.

SOFT ROCK

(1980-1982)

SHEILA continue sa carrière en publiant un nouvel album à l’américaine, mais cette fois-ci en français très SOFT-ROCK, comprenant « PILOTE SUR LES ONDES », « L’AMOUR AU TÉLÉPHONE » et « LES SOMMETS BLANCS DE WOLFGANG ». Elle l’enregistre avec des nouveaux musiciens, dont Marc HAZON (STONE AGE), Francis MOZE (MAGMA), etc. Ce disque est bien loin de la variété traditionnelle française. La chanteuse propose un style musical très actuel avec du SOFT-ROCK, du SKA et surtout des guitares électriques très présentes. SHEILA interprète tous les sujets sans aucun tabou en parlant de l’actualité, des problèmes d’incommunicabilités et du star-system. Elle parle aussi des rockeurs loubards, évoque le réseau du téléphone rose et les déviations sexuelles avec beaucoup d’humour. Le journaliste Michel CRESSOLE (LIBÉRATION) titre « Sheila contre attaque le dernier Sheila », en précisant que son dernier disque est bien meilleur que celui de ses cousins, les ROLLING STONES. Cet album devient très vite un succès. Il s’agit du résultat d’une équipe gagnante et efficace avec une évolution évidente et volontaire de la part du producteur Claude CARRERE. Il défend en permanence la chanteuse et sa gaieté, en rajoutant cette fois-ci une petite dose de provocation.

Après le 45 TOURS « ET NE LA RAMÈNE PAS » l’un des succès de l’été 1981 et « UNE AFFAIRE D’AMOUR », SHEILA sort un deuxième album américain très POP et ROCK « LITTLE DARLIN’ », avec le producteur californien Keith OLSEN. Le disque est enregistré au STUDIO GOODNIGHT L.A à LOS ANGELES (ETATS-UNIS). Il paraît dans le monde entier avec des critiques positives d’une presse musicale spécialisée en EUROPE et aux ÉTATS-UNIS, dont le magazine ROCK’N’FOLK qui annonce des critiques positives en le considérant comme l’un des plus aboutis et d’une grande qualité. L’album propose un univers musical très ROCK et surtout une ambiance très californienne. Elle s’est complètement investie à la création du concept en assistant aux sessions des musiciens et des choristes. Après avoir travaillé l’accent à fond et sans relâche, la chanteuse se sent très à l’aise et portée par sa voix avec l’équipe qui l’entoure. SHEILA sort tout ce qu’elle a dans le ventre. Il suffit d’écouter certains titres d’une grande puissance musicale et inattendue. L’artiste a travaillé avec les plus grands auteurs-compositeurs, ainsi que les meilleurs musiciens et choristes de tous les ÉTATS-UNIS. « LITTLE DARLIN’ » se classe aux ETATS-UNIS (BILLBOARD HOT 100 et CASH BOX).

En 1982, SHEILA profite de se ressourcer à NEW-YORK et fait le point. Elle prend des cours de danse chez Frank HATCHETT et Alvin AILEY (THE GO-GO DANCER), directement dans la catégorie des professionnels. Elle se retrouve très vite chez les débutants, car le niveau des américains dans cette discipline ne vaut pas celui des français. La chanteuse s’inscrit en même temps dans une école d’art dramatique chez John STRASBERG, le fils de Paula et Lee STRASBERG (THE REAL STAGE-ACTOR’S STUDIO). Il s’agit d’une base de technique qui consiste à jouer les émotions mises au grand jour, sur la scène devant les étudiants et les professeurs. SHEILA assiste à des pièces de théâtres, des comédies musicales, des soirées, etc. Elle alterne des allers et retours en FRANCE pour la sortie de ses singles « LA TENDRESSE D’UN HOMME », le succès « GLORI, GLORIA » et pleins de nouveaux projets à venir.

A partir des années 80, la plupart des chanteuses de sa génération commencent à connaître des difficultés, contrairement aux artistes masculins qui vendront toujours. En 20 ans de carrière, SHEILA atteint le niveau des 34 millions de disques dans le monde, dont + de 21 millions en FRANCE. Incroyable mais vrai dans l’histoire du microsillon, elle ne passa sur aucune scène parisienne en public. Le seul moyen de communication fut les émissions à la télévision et en radio, les interviews pour la presse et les séances photos.

ON DIT…

(1983-1985)

SHEILA crée son premier label de production NEW ERA 83, pour la sortie de ses prochains disques chez CARRERE DISTRIBUTION. Le 13 AVRIL 1983, elle sort un premier album concept 100 % français et sans aucune adaptation : ON DIT… Il est écrit par les jeunes auteurs-compositeurs de la nouvelle génération Philippe ABITBOL, Yves MARTIN et Gérard PRESGURVIC, avec une nouvelle voix et une nouvelle musique. Pour la première fois, la chanteuse choisit de A à Z, le choix des chansons, de la pochette, etc. Les critiques se montrent hyper positives avec des retombées de médias d’une certaine presse, (LIBÉRATION, ROCK’N’FOLK, TÉLÉRAMA) touchée par sa démarche et saluant la reconnaissance artistique. Ils considèrent ce disque comme une libération personnelle avec une écriture différente, plus approfondie et le désigne comme meilleure production française de l’année. SHEILA se livre complètement avec « TANGUE AU » dans une sensualité érotique et TANGO REGGAE. Dans cet album, elle parle de l’extase amoureuse, des mariages people, des « ON DIT… », des frustrations d’une artiste populaire en mal de reconnaissance. La chanteuse propose une musique intemporelle. On sent une vraie libération de la femme et de l’artiste réunies. Son unique démarche reste la scène.

En 1984, SHEILA termine la promo du single « JEANIE » et participe pour la première fois en tant qu’invitée vedette au show de Maritie et Gilbert CARPENTIER, à un spécial FORMULE 1. Elle se demandait justement, pourquoi elle n’avait jamais eu son « TOP A… » ou « NUMÉRO 1… ». Étonnés, ils lui expliquèrent que Claude CARRERE venait les voir régulièrement avec des idées, mais à chaque fois le producteur revenait sur sa décision en pensant que ce n’était pas le bon moment… A la rentrée, la chanteuse publie un autre album concept « JE SUIS COMME TOI » un rock moderne tout à son image au son très actuel avec un texte dédié au public sur l’envie d’avoir envie. Le disque est produit par Yves MARTIN à la création du concept et à la réalisation artistique. Il correspond bien à son état d’esprit, à sa recherche musicale (entre le HIP-HOP et la musique africaine, le FUNK…), à son image pensé et conçu pour la scène. SHEILA l’enregistre au Studio COMPASS POINT à NASSAU (BAHAMAS), réputé comme l’un des meilleurs au niveau de la sonorisation. A l’écoute du disque, on ressent bien l’équilibre entre toutes les chansons avec plusieurs styles musicaux différents. Yves MARTIN a beaucoup travaillé sur les percussions très omniprésentes, au niveau des arrangements. Le groupe KOOL AND THE GANG qui enregistrait leur album « FRESH » au même endroit, participe dans les chœurs pour une chanson et le musicien Manu KATCHE est à la batterie. Les titres principaux sont « FILM A L’ENVERS », « L’ÉCUYÈRE » et « EMMENEZ-MOI ». Les quotidiens et les revues spécialisées la félicitent, avec de bonnes critiques au niveau de la qualité musicale. Des journalistes et des animateurs de tous les horizons, dont Jean-Louis FOULQUIER (FRANCE INTER) et son assistant Didier VARROD (FRANCOFOLIES DE LA ROCHELLE) deviennent militants de sa reconversion artistique en la défendant publiquement.

Le 01 JANVIER 1985, une émission spéciale est diffusée avec le couturier branché Jean-Paul GAULTIER. Il choisit SHEILA en la métamorphosant pour la mise en scène du clip « EMMENEZ-MOI ». Le styliste crée une ambiance en tenant compte des décors, des costumes, des accessoires, du maquillage et de la coiffure pour la chanson, avec la participation du Ministère de la Culture (Jack LANG) et une longue interview par le journaliste Michel CRESSOLE (LIBÉRATION).

ENFIN… SUR SCÈNE !

(1985-1986)

A partir du 22 FÉVRIER 1985, SHEILA présente enfin son premier spectacle parisien au ZÉNITH, produit par Jean-Claude CAMUS. La mise en scène est gigantesque avec des décors, des danseurs, des choristes, des musiciens dont Patrick BOURGOIN, Christophe DESCHAMPS, André MANOUKIAN, Olivier MASSELOT, etc. Les journalistes le présente comme un événement médiatique de premier ordre. Elle devient enfin une vraie chanteuse de scène, une artiste complète qui chante, qui danse, qui joue la comédie dans un show représentant sa carrière avec son passé, son présent, son futur en compagnie d’un public étonné et ravi. Tout le monde l’attendait au tournant sur la qualité du spectacle et comme la presse n’a écrit que des critiques élogieuses, les détracteurs se tournèrent vers la facilité en épluchant le nombre des spectateurs. La mode voulait que les artistes se produisent dans ces endroits là et Jean-Claude CAMUS refusa les prestations scéniques devant 2.000 personnes, au lieu des 6.000 prévues. Tout le métier se battait pour signer cet événement, qui constituait le retour de la chanteuse. Les représentations correspondaient à un passage de 3 semaines à l’OLYMPIA.

Après une tournée en FRANCE, SHEILA accepte la proposition du réalisateur Raoul RUIZ surnommé le « Godard Chilien », spécialisé dans les longs métrages d’arts et d’essais en tournant quelque scènes pour une coproduction américano-portugaise. Il s’agit d’une version actuelle du film « L’ÎLE AU TRÉSOR » avec Anna KARINA, Martin LANDAU, Melvil POUPAUD, Jean-François STEVENIN, etc.

Elle publie le dernier single « CHANTEUR DE FUNKY » chez CARRERE DISTRICUTION et termine définitivement sa collaboration avec lui. La chanteuse préfère rechercher une maison de disques, pour un contrat de licence et de distribution. Yves MARTIN, son directeur artistique et compagnon s’en occupe. Il trouvera des complications à cause des clans qui se forment car personne ne veut risquer un contrat, face à Claude CARRERE ayant l’argent et le pouvoir dans le métier.

TENDANCES

(1987-1988)

SHEILA et Yves MARTIN redémarrent avec un nouveau label de production MARSHE. Le producteur Jean-Claude CAMUS sert d’intermédiaire avec PHONOGRAM (Groupe POLYGRAM), pour la sortie du single « COMME AUJOURD’HUI » en 1987. Au moment de la publication du 45 TOURS « C’EST MA VIE », elle entre en salle d’opération pour une péritonite aiguë avec un début de septicémie. Pendant sa convalescence, la chanteuse se met à lire de nombreux livres du fondateur officiel de la doctrine spiritisme Allan KARDEC et du philosophe indien Jiddu KRISHNAMURTI, l’énergie cosmique du docteur philosophe Joseph MURPHY sur l’autosuggestion, le mysticisme ou le subconscient. SHEILA rencontre Patrick DROUOT spécialisé sur le phénomène de la réincarnation. Avec l’aide de celui-ci, elle se met à des expériences en pratiquant la recherche de ses anciennes vies, etc. En 1988, elle sort un nouvel album intitulé « TENDANCES » à cause des thèmes différents au niveau des textes. La chanteuse l’enregistra dans le sous-sol de sa maison. Yves MARTIN et l’ingénieur du son Dominique BLANC’FRANCARD, y installèrent une énorme console « S.SL » de 48 pistes en location. Le single « POUR TE RETROUVER » est dédié à Maître GUINEBERT, que l’artiste côtoya par le passé. Les chansons sont écrites par également par Didier BARBELIVIEN, Jacques CARDONA, Jean-Paul DREAU, Julien LEPERS, Luc PLAMONDON, etc.  On y parle de l’infidélité, des problèmes en IRLANDE, de la religion, de la remise en question du couple, d’un hommage au peintre Vincent VAN GOGH, puis du romancier Ernest HEMINGWAY et au commandant Jacques-Yves COUSTEAU, etc.

JE SUIS VENUE TE DIRE QUE JE M’EN VAIS

(1989-1997)

SHEILA poursuit la promo de l’album avec les singles « FRAGILE » écrit et composé par Jean-Paul DREAU, puis « PARTIR » en 1989. A la rentrée, elle publie « LE TAM-TAM DU VENT » écrit et composé par Didier BARBELIVIEN, extrait du dernier album mais avec une interprétation différente et des nouveaux arrangements musicaux. Du 03 au 15 OCTOBRE, la chanteuse passe pour la première fois sur la scène de l’OLYMPIA et y annonce ses adieux. Le rideau rouge tombe. SHEILA vient de donner ce récital comme étant le dernier avec une partie de l’époque yé-yé et l’autre partie consacrée à ce qu’elle est devenue. La chanteuse évoque un ras-le-bol et une accumulation de mauvaise foi, de méchanceté et d’irrespect de ce nouveau système dans le métier.

En 1990, SHEILA anime une nouvelle émission de variété COUPS DE CŒUR. Il s’agit d’une formule dans laquelle quatre célébrités du cinéma, du café-théâtre, de la chanson, de la danse ou du sport viendront parler de leurs coups de cœur sur l’actualité du spectacle. Ce premier essai en tant qu’animatrice porte ses fruits, puisque elle obtient près de 5 millions et demi de téléspectateurs. Les émissions suivantes feront une moyenne de 3 millions et demi. Le 30 OCTOBRE 1992, SHEILA publie un coffret collector de 3 C.D 1962-1992 en édition limitée pour ses 30 ans de carrière, avec une nouvelle chanson inédite « ON S’DIT PLUS RIEN ». A cette occasion, l’artiste participe à MUSIC STARS de Michel DRUCKER, diffusée le 26 DÉCEMBRE. SHEILA y ouvre les portes de sa maison en évoquant sa carrière avec des anecdotes, des souvenirs, mais également de sa vie actuelle. Le public la découvre très épanouie et très sereine. L’émission attire 8 millions de téléspectateurs en réalisant le meilleur score de l’année en deuxième partie de soirée. Le 8 MARS 1993, elle coprésente avec Michel DRUCKER, l’émission STARS 90 « SPÉCIAL CLAUDE FRANÇOIS ». L’artiste y interprète un duo virtuel post-mortem « DIX-SEPT ANS ». Le prime-time réunit 9 millions de téléspectateurs en battant et écrasant « La nuit des Césars ». En AVRIL, SHEILA publie son premier vrai livre « CHEMINS DE LUMIÈRE ». Il s’agit d’une analyse de sa vie personnelle, de ses aventures spirituelles et de sa découverte pour la sculpture avec une leçon rayonnante de vie. Elle explique ses rencontres avec les médiums, les spirites, les paras psychologues et décrit les voyages de ses vies antérieures. En 1994, l’artiste joue le rôle principal du téléfilm policier VAN LOC « UN GRAND FLIC DE MARSEILLE » pour l’épisode « L’AFFAIRE DA COSTA » avec Georges N’GUYEN VAN LOC, pour un score de 9 millions de téléspectateurs et c’est le plus bel audimat de la série. En 1995, SHEILA publie un deuxième livre « ET SI C’ÉTAIT VRAI » et s’inspire de son histoire, en disant une partie de vérité de façon romancée. Elle déforme les noms des animateurs de télévision ou de radio, des attachés de presse, des journalistes, des photographes, des producteurs, des chansons, etc. Les fans devineront très vite « qui est qui » et arriveront rapidement à déceler les titres. L’artiste décrit l’ambiance des années glorieuses de sa carrière avec beaucoup d’humour. En fin d’année, SHEILA devient porte-parole pour Jean-Luc ROMERO et son association E.L.C.S (ELUS LOCAUX CONTRE LE SIDA. Elle participera activement en collaborant avec les élus locaux, pour effectuer des démarches administratives, trouver des logements, etc. Tout l’été 1996, l’ex chanteuse anime une émission avec le chanteur DAVE « SALUT LES COPAINS ». Le but de ce concept est de réunir les artistes de l’époque et actuels. En 1997, SHEILA publie son premier vrai roman « LA CAPTIVE », 100 % fiction. Ce livre entre dans la catégorie des romans d’aventures avec beaucoup de recherches sur le BOUTHAN etc.

LE RETOUR SUR SCÈNE !

(1998-2001)

L’animateur Pascal SEVRAN intervient auprès de la maison de disques ARCADE MUSIC COMPANY et Alain PUGLIA (FLARENASCH). En 1998, SHEILA revient en tant que chanteuse avec un nouvel album pour le plus grand bonheur de ses fans. Elle réenregistre ses anciennes chansons avec des arrangements musicaux différents dont « SPACER », puis des nouveaux titres. Le 03 MARS, la chanteuse reçoit la médaille du COMMANDEUR DE LA LÉGION D’HONNEUR et GRADE CHEVALIER DE LA LÉGION D’HONNEUR, par le président de la république Jacques CHIRAC. Elle revit dans un tourbillon de promo et s’éclate dans une nouvelle version salsa de son plus gros hit « LES ROIS MAGES ». Du 28 SEPTEMBRE au 03 OCTOBRE, la chanteuse fait son retour à l’OLYMPIA, enfin réconciliée avec le passé. Les fans et le public de toutes générations confondues se retrouvent dans la joie et la bonne humeur. Pour le premier soir, l’ingénieur du son dira que la salle était aussi forte que la scène à cause d’une certaine émotion et de joie. SHEILA entame une grande tournée avec de nouveau une prolongation à l’OLYMPIA, les 26, 27 et 28 FÉVRIER 1999. Après une longue tournée, elle publie le 09 NOVEMBRE, un nouvel album « DENSE » bien différent des précédents et très variés, avec de la dance, de la salsa, du reggae celtique, etc. En 2000 et 2001, la chanteuse vit au rythme des galas…

JAMAIS DEUX SANS TOI (SEULEMENT POUR TOI)

(2002-2006)

Le 14 FÉVRIER 2002, SHEILA présente pour la première fois un récital acoustique sur CANAL JIMMY, par l’intermédiaire de Franck APPIETTO, avec une longue interview seule face à un miroir en répondant aux questions du journaliste Didier VARROD. Elle reprend des chansons inattendues : « SMILE » de Charlie CHAPLIN et « HOW SWEET IS, TO BE LOVED BY YOU » de James TAYLOR. La maman de la chanteuse décède le 12 AOÛT  et c’est avec beaucoup de courage que SHEILA doit affronter cette douleur en continuant ses galas. Le 28 AOÛT, c’est au tour de son papa et subit doublement cette épreuve. Grâce au soutien et à l’amour de son public, elle essaie tant bien que mal de préparer ses projets artistiques. En SEPTEMBRE, la chanteuse publie un mini-album « SEULEMENT POUR TOI ». Il regroupe des réenregistrements avec de nouveaux arrangements musicaux en studio, très acoustique. SHEILA offre un registre tout à son image de façon naturelle avec notamment « TOUTES CES VIES ». Elle participe à une émission spéciale pour ses 40 ans de carrière, avec des duos et des invités pour un hommage animé par Michel DRUCKER. Le prime-time atteint le score de 5 millions de téléspectateurs en battant la « Star Academy » sur .T.F.1. Du 01 au 09 NOVEMBRE, la chanteuse présente un spectacle « JAMAIS DEUX SANS TOI » en fêtant ses 40 ans de carrière. La presse salue cet événement en le décrivant, comme très classe avec une première partie très acoustique et une une deuxième très rythmée. En 2003, SHEILA publie un livre d’entretien « NE VOUS FIEZ PAS AUX APPARENCES » avec le journaliste Didier VARROD. L’histoire d’une chanteuse populaire au kitsch sublimé, contre le destin d’une femme sur 40 ans de vie et 30 heures d’interviews. Elle évoque son enfance, son adolescence, sa carrière, son mariage, son divorce, ses grandes rencontres et pleins d’anecdotes. La chanteuse repart en tournée avec beaucoup de galas dans toute la FRANCE.

ENFIN DISPONIBLE !

(2006-2011)

SHEILA collabore avec le président directeur général Thierry CHASSAGNE (WARNER MUSIC FRANCE) et le directeur général de la firme, Alain VEILLE. Il s’agit de rééditer tous les enregistrements effectués de 1962 à nos jours. L’intégrale intitulée « JUSTE COMME ÇA » sort le 30 OCTOBRE 2006, avec la totalité de ses enregistrements, des inédits et surtout un nouveau titre « L’AMOUR POUR SEULE PRIÈRE » écrit et composé par Laurent MARIMBERT. A partir du 19 DÉCEMBRE, elle présente un nouveau spectacle acoustique « ENFIN DISPONIBLE ! : C’EST ECRIT » au CABARET SAUVAGE, avec 2 chansons inédites coécrite par la chanteuse CLARIKA. L’artiste le promène à travers la FRANCE avec une prolongation à 2 reprises, les 21 SEPTEMBRE 2007 et 04 MARS 2008, dans la salle de l’OLYMPIA. SHEILA participe en tant qu’actrice dans un court-métrage « LA DINDE » pour CANAL PLUS avec l’opération « La collection écrite pour… », par le journaliste Patrick THEVENIN (TÊTU et INROCKS) et d’une jeune réalisatrice Anna LA CHOCHA. Elle se lance vers un nouvel univers en interprétant un personnage « à contre-emploi ». On y retrouve l’esprit de la série américaine « Desperate housewives », avec la chanteuse incarnant parfaitement son rôle. En 2009 et 2010, SHEILA participe deux années de suite à la tournée « ÂGE TENDRE ET TÊTE DE BOIS » (SAISON 4 et SAISON 5), dans toute la FRANCE avec 2 prestations par jour. Elle devient danseuse pour la deuxième saison de l’émission « DANSE AVEC LES STARS » avec comme partenaire Julien BRUGEL sur T.F.1, à partir de la rentrée en 2011 et pendant plusieurs semaines jusqu’en demi-finale.

J’AVAIS ENVIE DE VOUS REVOIR (CE SOIR C’EST NOTRE ANNIVERSAIRE)

(2012-2016)

Les 21, 22 et 23 SEPTEMBRE 2012, SHEILA fête ses cinq fois dix ans à l’OLYMPIA à guichets fermés, dans une ambiance survolté avec un spectacle complet. Elle sort enfin un nouvel album « SOLIDE » très attendu par les fans, avec des chansons écrites par Nina BOURAOUI, Florian GAZAN, Jacques VENERUSO, etc. L’extrait choisit est « POUR SAUVER L’AMOUR ». La chanteuse interprète ses nouveaux titres à la fois dans les aiguës et dans les graves. Le disque contient des arrangements très américains entre la ballade, l’électro, le pop, le folk et le rock avec un son actuel. La chaîne FRANCE 3, diffuse le documentaire « SHEILA, L’HISTOIRE D’UNE VIE » avec Gérard PONT et l’animateur Anthony MARTIN, la participation de Pierre DESPLANCHES (GUITARES BROTHERS), l’attachée de presse Annie MARKHAN, Yves MARTIN, le producteur californien Keith OLSEN et Nile RODGERS (GROUPE CHIC). En 2013, elle reçoit une « VICTOIRE D’HONNEUR » pour l’ensemble de sa carrière aux VICTOIRES DE LA MUSIQUE. A la rentrée, la chanteuse publie un nouveau livre « DANSE AVEC TA VIE » en se confiant à propos de ses parents, de son fils, etc. Il contient des chapitres portant le nom d’une danse en souvenir de l’émission DANSE AVEC LES STARS et chacune évoque sa vie. En 2014 et 2015, elle fait énormément de galas à travers la FRANCE. Le 28 MAI 2016, la chanteuse reçoit l’ « ACHIEVEMENT AWARD » à l’occasion du 16th ANNUAL MUREX D’OR AWARDS CERMONY, pour l’ensemble de sa carrière par le ministre du tourisme à BEYROUTH (LIBAN).

LES BONHEURS DE LA VIE

(2016-2017)

Le 19 OCTOBRE 2016, SHEILA publie un nouveau livre « LES BONHEURS DE LA VIE » sur le bien-être avec à la fois des anecdotes sur sa carrière et beaucoup de conseils sur le sport, la détente et la façon de positiver dans la vie. Parallèlement, elle participe à LA TOURNÉE DES IDOLES-ÂGE TENDRE (SAISON 10) dans toute la FRANCE, pour 2 prestations scéniques par jour.

CONCERT ANNIVERSAIRE EXCEPTIONNEL 

(16 AOÛT 2017)

La chanteuse annonce la fête de son anniversaire pour une soirée exceptionnelle avec un nouveau spectacle en compagnie d’une nouvelle équipe GAYA PRODUCTION (Joseph ARRAGONE), le 16 août prochain au Théâtre de l’ALHAMBRA à PARIS.

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Grâce à la publication de quelques compilations et de quelques albums, SHEILA atteint le niveau des 36 millions de disques dans le monde, dont + de 23 millions en FRANCE. Malgré ou grâce à la crise du marché et du téléchargement, elle figure toujours en première place des vedettes féminines de 1963 à aujourd’hui…

REMERCIEMENTS

Merci à Pierre DESPLANCHES (ex-musicien des GUITARES BROTHERS), Julie ESTARDY (la fille du célèbre ingénieur du son, Bernard ESTARDY, le « Géant »), Olivier MASSELOT (Auteur-Compositeur-Orchestrateur), Gilbert SINOUË (Auteur & Écrivain) pour leurs anecdotes et gentillesses, Lily BOYER (NOS TENDRES ET DOUCES ANNÉES), Jean-Louis CAMET (PLATINE MAGAZINE) pour le complément des versions originales, Fabrice FERMENT (TOP FRANCE) pour ses recherches sur les ventes des 45 tours, Jean-Pierre PASQUALINI (PLATINE MAGAZINE, la bible de la variété française et internationale), Patrick ROULPH (80′S RECORD.NET), etc.   

Merci au site officiel SHEILAHOME.COM (pour le complément des dates d’émission de télévision à l’étranger), à Gilles CASSANY (SHEILA TÉLÉRÊVÉE) pour les photos et les renseignements complémentaires, JOCELYNE (FORUM MÉLANCOLIE), etc.

Merci à ERIC de MUNICH (pour le complément des dates en radio), ERIC « RICOU pour les classements de SHEILA à l’étranger (ARTISTES CHARTS VENTES BLOGSPOT), Eric DEHON (Ma deuxième mémoire), FADILA et CHRISTIAN, Gilles CASSANY, François MAZENS et Denis PAILLOT (pour le souvenir de notre ami commun : PATRICK), Pierre S (pour ses renseignements complémentaires sur divers artistes), Sylvie 60, Sylvie TRIBOUT « Mon porte bonheur », Pascal VANWAESCAPPEL et surtout YOUYOU (pour sa gentillesse et son authenticité, une femme de cœur).

A PATRICK, qui m’aide de là où il est…

et à ceux qui ont compris qu’on peut-être un passionné sans être intéressé, car il y a avant tout, le plaisir de partager sans se poser de questions et surtout sans prise de tête. 

Stéphane D’HÔNE 

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SPÉCIAL CINQ FOIS DIX ANS

« INTERVIEW : MAT CAMISON » 

Je remercie Mat CAMISON, pour sa participation généreuse à ce projet d’interview. Il s’est livré avec le professionnalisme, qu’on lui connait. J’espère aussi que cette interview vous plaira, je l’ai voulue digne et uniquement centrée sur l’aventure musicale fabuleuse, que SHEILA et Mat CAMISON ont partagé ensemble, pendant toutes ces années de collaboration. Cette interview est la votre, puisqu’elle a été réalisée pour vous, le public fidèle de l’artiste. Mes remerciements vont également vers ZEFF’, pour son aide.

STÉPHANE D’HÔNE

(JUILLET et AOÛT 2012) 

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Photo : Copyright Mat CAMISON (Collection personnelle) et Patrick MENU, responsable du site http://mat.camison.over-blog.com/

Il débute comme musicien de studio pour de nombreux artistes, dont Johnny HALLYDAY et fait partie de plusieurs groupes. En 1972, Mat CAMISON publie un 45 tours « Pop corn » et un album « Pop Arp », sous le nom de MISTER K « THE SYNTHESIZER FRENCH ». A partir de 1973, il fait un succès mondial avec son groupe the PEPPERS « Pepper box », classé dans les meilleures ventes de l’année dont les Etats-Unis au CASH BOX, où il figure dans le TOP 5. Ensuite, Mat CAMISON fait beaucoup d’arrangements, de compositions pour des films, la télévision, le théâtre, les disques avec des artistes très connus dont Richard ANTHONY, Pierre BACHELET, Julie BATAILLE, Guy BEART, Julien CLERC, Jimmy CLIFF, DALIDA, Sacha DISTEL, les FOUR TOPS, Claude FRANÇOIS, Patrick JUVET, Serge LAMA, Herbert LEONARD, Julie PIETRI, RINGO, SHAKE, Mort SHUMAN, STONE & CHARDEN et bien d’autres…

1 : En 1974, SHEILA sort le 45 tours « Le couple » avec sur l’autre face « Allume ta radio », une adaptation de LONG TALL ERNIE & the SHAKERS « Turn your radio », dont vous signez les arrangements. Comment êtes-vous arrivé à cette première collaboration ?

J’étais à l’époque, musicien de studio, et Jean-Claude PETIT écrivait les arrangements. Il a été très pris par des arrangements pour d’autres chanteurs, et m’a demandé, si je voulais bien le dépanner, ce que j’ai fait…

2 : Dès l’année suivante et petit à petit, vous écrivez les arrangements, notamment pour « C’est le cœur, les ordres du docteur »de Carol DOUGLAS « Doctor’s orders ». Dans une interview pour PLATINE MAGAZINE, l’ingénieur du son Bernard ESTARDY évoqua, que SHEILA l’enregistra sur un fauteuil, avec une voix très douce…

Oui… J’ai non seulement signé les arrangements, et j’ai aussi dirigé la séance de voix, avec Claude CARRERE, et c’est moi, qui ai trouvé la façon de faire chanter SHEILA, assise sur la banquette du studio, parce qu’elle était enceinte et avait des mucosités sur les cordes vocales, qui quand elle chantait, se signalaient et faisaient qu’elle raclait un peu sa voix, et ça n’était pas bon. A un moment, elle s’est assise pour écouter la dernière prise de voix, en chantant en même temps les pieds en hauteur, sur la console de mix. J’ai remarqué que sa voix était parfaite, et j’ai dit à Claude CARRERE « SHEILA doit chanter comme ça » ! Et c’est comme ça, qu’elle réussit à chanter « C’est le cœur », d’une façon très sexy, avec une voix superbe, beaucoup de charme et de feeling !!!!

3 : Toujours en 1975, SHEILA enregistre « Aimer avant de mourir » de Dario BALDAN BEMBO  »Aria ». L’ingénieur du son Bernard ESTARDY, raconta pour PLATINE MAGAZINE, qu’il avait peur que ses machines ne tiennent pas la route, lorsqu’elle montait vers les aigus…

Bien sur, mais je crois que Bernard exagérait un peu. En effet, c’est une chanson qui avait besoin d’une étendue vocale très grande, et quand on commence les prises de voix, il y a d’abord les répétitions, puis les premières prises, et beaucoup d’autres après, ce qui fait que la fin du titre, était dans les aigus très haut. Nous avions peur surtout, que SHEILA abîme ses cordes vocales et devienne aphone, ce qui ne nous aurait pas arrangé, pour finir ce titre. Quand on mixait avec Bernard, les idées venaient et c’est ensemble, que cela sautait aux yeux, et le mix se dessinait !

4 : En 1976, lorsque SHEILA publie « Les femmes » de Patsy GALLANT, elle change dans sa façon de chanter, vous l’avez dirigée en studio ?

Oui.

5 : Vers la fin de l’année, vous signez les arrangements du 33 tours « L’amour qui brûle en moi », d’U.T « Homo »…  

Oui « L’amour qui brûle en moi », a été un super tube !!

6 : Dans ce disque, il y a des musiciens célèbres, dont le batteur Pierre-Alain DAHAN, les guitaristes Claude ENGEL, Slim PEZIN, le bassiste Tony RUBIO, etc.

C’est exact !

7 : Il y a aussi un titre amusant « La voiture » de Mony SPRING  »My ole man », dans lequel on entend le bruit d’une voiture qui démarre…

C’est tout simplement un enregistrement que l’on mixe avec la bande…

8 : Dans une compilation LES INCONTOURNABLES DE SHEILA sortie en 1998, il y a un 1er mixage de « L’arche de Noé » une adaptation de Gianni MORANDI  »Sei forte papa », avec un son particulier, au niveau des percussions. Vous en souvenez-vous ?

Pas du tout !

9 : En 1977, alors que SHEILA fait la promo du 45 tours « L’arche de Noé », Claude CARRERE lui fait écouter une chanson en anglais. Était-ce dans le but de l’adapter en français pour elle ?

Evidemment, et c’est moi, qui l’ai coproduit, composé et enregistré la première fois, avec Gilbert CHEMOUNY. Le texte anglais écrit par Pamela FOREST, s’appelait « Touch me baby ». J’avais eu cette idée, car Gilbert voulait produire un titre disco et m’a demandé d’en faire un. Et voilà ce qui est sorti de ma tête. Gilbert ne l’a entendu que lors de l’enregistrement, et il en a été emballé tout de suite, surtout parce que « Touch me baby », devenu « Love me baby » pour SHEILA, ne ressemblait à aucun autre titre du moment…

10 : Lorsqu’elle entend la chanson, SHEILA manifeste son envie de l’enregistrer en anglais, tout en précisant, qu’il ne faudrait pas signaler son identité. Comment s’est passée, cette préparation ?

C’est Claude CARRERE qui écoute l’enregistrement, que j’avais enregistré et fait chanter à LONDRES. Il m’appelle et me demande, si j’ai bien fait ce qu’il entend. Je réponds par l’affirmative et il décide que j’aille enregistrer dans la tonalité de SHEILA à LONDRES, à nouveau immédiatement. C’est lui qui a eu l’idée de sortir le disque sous le nom d’un groupe S.B DEVOTION, avec une pochette d’ombres noires, d’un groupe qui danse et chante… Après, Claude me demande de préparer un album avec plusieurs titres, dont « Love me baby ». Je travaille avec Paméla FOREST, pour les textes, et avec Claude CARRERE pour les musiques. Je compose, il fait ses remarques et j’enregistre à Londres, les rythmiques, les percussions, les cuivres, les cordes, avec les musiciens d’Elton JOHN, dont Ray COOPER, ainsi que des choristes professionnels, tout ce qu’il y avait de mieux à LONDRES, (les B DEVOTION chantaient en play-back, en dansant). Seul le guitariste français, que j’emmenais avec moi : Slim PEZIN était français… SHEILA posa sa voix, au Studio C.B.E, j’y étais avec Claude CARRERE et Paméla FOREST, pour la diction de SHEILA en anglais.

11 : Lors de la sortie du groupe S.B DEVOTION, avec « Love me baby », vous êtes crédité sous le pseudonyme Mike WICKFIELD. Avez-vous souffert d’être dans l’ombre, alors que c’était vous le compositeur et l’arrangeur des succès de SHEILA, en anglais ?

J’ai regretté bien sur, d’avoir fait plaisir à Claude CARRERE, car je n’aurais pas dû accepter, cela m’a desservi et surtout internationalement parlant. Le public n’a jamais su, qui était Mike WICKFIELD !!!! Car cela faisait bien pour la production, de dire qu’un américain était à l’origine de ces titres…

12 : La mode du disco voulait que les artistes reprennent des anciennes chansons. D’où venait ce choix de reprendre « Singin’in the rain » ?

C’était mon idée et je me suis battu 6 mois, pour la faire enfin adopter par Claude CARRERE. J’étais dans son bureau tous les jours, et je lui disais « Je te fais un tube avec Singin’in the rain, j’en suis sur », et il me répondait inlassablement « Ho non… » Il a fallu 6 mois, j’avais de la suite dans mes idées !…… N’ayant rien trouvé en 6 mois, il me dit « Bon vas-y, fais le ». Là, je me suis mis au travail, et je suis parti à LONDRES avec mon fidèle guitariste Slim PEZIN. Nous étions au Studio AIR LONDON, il y avait en même temps : Kate BUSH, Gino VANELLI et Elton JOHN je crois… Que du beau monde, et moi, et moi, et moi, comme dirait DUTRONC ! Ha ! c’était magnifique !  

13 : A propos de « Singin’in the rain », on trouve sur l’album, le titre « I like it-soft silver », qui est en fait, dans « Singin’in the rain ». Était-ce au départ une autre chanson, ou s’agit-il d’une création spéciale pour cette reprise ?

Ça n’était pas « I like it-soft silver », la phrase était « I’m dancing, I’m dancing, I like it X 2 fois… in the rain …. I’m singing, I’m singing, I like it X 2 fois… in the rain … etc.. et non « I like it-soft silver ». D’autre part, c’est une création d’arrangeur, cette composition était à moi ! C’était ma façon de réinventer « Singin’in the rain » en disco, la musique originale ne comporte que 16 mesures, et je me suis permis d’en faire un titre de 11 minutes, (en fait 7 minutes, dans le disque après mix, car ça aura été trop long). Alors vous voyez, il a fallu avoir des idées et je les avais au départ, quand j’ai proposé à Claude, une grande version disco !

14 : Pour l’enregistrement de « Singin’in the rain », l’ingénieur du son Bernard ESTARDY expliqua dans une interview pour PLATINE MAGAZINE que lors des sessions vocales au Studio C.B.E, il y eut une grève E.D.F, et qu’il dût mettre en route, le groupe électrogène…

Oui, ce fut le branle-bas de combat, rue CHAMPIONNET !!!!!

15 : Avec cette chanson, SHEILA obtient son 1er succès mondial et des classements partout, etc.

Il a marché aux ETATS-UNIS, et c’est la SEULE, je dis bien la SEULE chanteuse française, qui soit passée sur les radios et dans les night-clubs, en Amérique… Je parle de chansons, de danse ou de variétés.

16 : Pour « Shake me » extrait du 1er album anglais, pourquoi existe-t-il une version longue sur le maxi 45 tours en Espagne ? Devait-il sortir en extrait, après « Singin’in the rain » ?

Je ne sais pas, ça devait être le souhait des espagnols pour leur marché, avec l’accord de Claude CARRERE bien sur.

17 : Dans l’intégrale de SHEILA sorti en 2006, il y a un inédit « I’m your baby doll ». Pourquoi n’est-il pas sorti ? Et pourquoi ce passage de « Be bop a Lula », dans ce titre ?

Claude CARRERE ? ! … Mais à mon avis, « I’m your baby doll » devrait sortir même maintenant, car je sais que le public aime beaucoup cette version qui danse et swingue d’enfer !!! Pour « Be bop a Lula » je me suis rappelé que , j’ai commencé dans un groupe de rock et de rythm’n blues très célèbre, voila l’explication.

18 : SHEILA enregistre « Hôtel de la plage » en anglais composé par Mort SHUMAN, pour le film « L’hôtel de la plage ». Existe-t-il une version française ?

Je ne pense pas ! j’ai composé la musique de « Hôtel de la plage », et c’est Mort SHUMAN qui la signée oups !!!

19 : En 1978, SHEILA publie « You light my fire » un disco moitié pop et rock, avec des guitares électriques très présentes. Savez-vous que cette chanson reste l’une des préférées des fans, de la période anglaise ?

J’en suis très heureux et ravi, je l’aime beaucoup aussi. Les guitares, c’était pour montrer que l’on pouvait avec SHEILA, être à la fois DISCO et ROCK AND ROLL, et s’amuser de la musique pour le public ! Les enregistrements de SHEILA, se faisaient au Studio C.B.E, mais ceux des musiciens, pas toujours…

20 : Toujours la même année, elle enregistre un nouveau titre « Kennedy Airport ». Pourquoi cette pause en français ?

Parce que la chanson était excellente et qu’elle correspondait à la vie de voyage de Star de SHEILA à NEW-YORK.

21 : Pourquoi n’y-a-t-il pas eu de face b ?

Je ne sais vraiment pas…….

22 : En 1979, sort un nouveaux mixage de « Seven lonely days », avec la mention « New American Recording » et même un picture disc. Pourquoi ce nouveau remix ?

Pour redonner un nouveau souffle au titre, qui est un standard ! On s’est inspiré de « Knock on wood » d’Amïï STEWART. Pour le picture disc, c’était une superbe idée, très réussie. 

23 : En plein été, SHEILA publie « No no no no » coécrit par Franck LIPSZYC « Franck IVY », connu plus tard pour les succès de Corynne CHARBY. Le producteur Claude CARRERE, voulait-il d’autres auteurs-compositeurs ?

Il en recherchait toujours, mais à chaque à fois, il revenait vers moi, Ha Ha Ha… Personnellement, je trouvais « No no no no » pas très bon, c’était une mauvaise copie du style Donna SUMMER. Pardon, mais ce n’est pas moi qui ai arrangé ce titre !!!!

24 : Dans ce single, il y a « Tender silence of the night », assez avant-gardiste avec beaucoup de synthétiseurs et la voix de SHEILA complètement mixée, d’où venait cette inspiration ?

De la même façon que d’habitude, en voiture une mélodie m’arrive et voilà ! Après, celle-ci a plu à Claude CARRERE, et je l’ai enregistrée comme je l’avais entendu dans ma tête ce jour-là, en voiture. Une atmosphère très mystérieuse, comme dans les étoiles au milieu de la galaxie !!!!!! 

25 : Parallèlement, un maxi 45 tours de « No no no no » sort, avec un inédit « Sunshine weekend », très swing et même un peu rap avant l’heure, avec une ressemblance de « Serpentine fire » du groupe EARTH WIND AND FIRE…

C’était un mélange de ce qui se passait à cette époque ! J’adorais EARTH WIND AND FIRE.

26 : Juste après une période internationale de 3 ans, SHEILA poursuit sa carrière en français avec la publication de l’album « Pilote sur les ondes ». Elle l’enregistre avec des musiciens branchés dont Herry ANSKER, Marc HAZON, Francis MOZE, Marc PERRU, etc. Ce disque est bien loin de la variété traditionnelle française, puisque vous proposez des arrangements variés et actuels pour l’époque, avec du soft rock, du ska, etc. Quels sont pour vous les souvenirs, de cet album ?

Magnifiques souvenirs !!!!! Nous avons enregistré dans un studio, rue d’HAUTEVILLE (PARIS 10è). Une ambiance très particulière se dégageait, avec une concentration de chacun des musiciens, et une envie de jouer, de se dépasser, d’être les meilleurs, d’aller plus loin, etc. J’avais bien demandé à tous, que je voulais le sérieux, le feeling et la réussite. Tous ont fait et donné le meilleur d’eux-même, avec l’explication des sons et des arrangements que j’avais écris, et ce qui était le plus, c’est que je jouais des claviers avec eux, comme un vrai groupe, et nous étions, un vrai groupe !!!!!! D’ailleurs le résultat était là, et quand nous jouions sur scène, c’était super et éclatant !!!!! Sur scène, il y avait aussi un deuxième clavier : Joël FAJERMAN, un super mec. Une pensée pour Marc PERRU, qui nous a quitté. N’oublions pas les choristes Georges et Michel COSTA, puis les FLÊCHETTES avec Martine, Catherine, Francine et Dominique, les meilleurs choristes et amis, qui ont travaillé avec moi, pendant des années !!!! Les plus belles et les plus importantes de ma vie !!!

27 : Est-ce que SHEILA apportait des idées sur les arrangements ?

Oui, souvent nous en parlions dans son bureau.

28 : Qui a choisi les adaptations de « Pilote sur les ondes » de Charlie DORE, « L’amour au téléphone » de Suzanne FELLINI et « Psycho-drame » des TALKING HEADS ?

C’était Claude CARRERE !

29 : Cet album « Pilote sur les ondes », reçu de belles critiques dans la presse, notamment dans le quotidien LIBÉRATION, par le journaliste Michel CRESSOLE, en précisant qu’il était bien meilleur que celui, de ses cousins les ROLLING STONES…

J’en suis très honoré, merci à Michel CRESSOLE, c’est un très gros compliment, mais les STONES ! ….. alors là !

30 : Lors de la promo, SHEILA annonce dans son magazine du club LE JOURNAL DE SHEILA, qu’elle répète chaque après-midi avec ses musiciens et espère un passage sur scène. Y-avait-il un projet ?

Il y avait d’abord toutes les promos télés à faire, avec le groupe en direct, et donc nous répétions pour être parfaits, ce qui a été le cas, chaque fois en direct. Il y a d’ailleurs plusieurs séquences sur You Tube. On répétait uniquement, les titres de l’album « Pilote sur les ondes ».

31 : Selon votre avis, pourquoi Claude CARRERE reportait ou annulait-il, les projets de SHEILA sur scène ?

Je pense que l’intention y était, mais Claude ne déléguait rien, et qu’au dernier moment, il savait qu’il ne pourrait pas être présent, du fait de son travail de directeur du groupe CARRERE. Des dizaines de décisions à prendre à chaque instant, et il n’avait confiance qu’en lui. Pour être responsable du résultat, il fallait qu’il soit là !!!!! Non seulement aux répétitions, mais sur les spectacles également… Aussi, il ne pouvait pas compter sur moi, car je jouais sur scène, et vous savez ce qui se passe dans les coulisses, avec les habilleuses, le retour son, les éclairages, les accessoires roads, donc c’était beaucoup, beaucoup trop à mon avis !

32 : En 1981, SHEILA enregistre « Et ne la ramène pas », une adaptation de Joe DOLCE  »Shaddap you face ». Elle affirmera plus tard, ne pas avoir aimé cette chanson, mais pourquoi l’a t-elle fait ?

Parce que Claude CARRERE et la promo, devaient penser que ça marcherait, et ça a fait, en effet, un succès ! En promo, l’ambiance était bonne, SHEILA est une professionnelle et quand elle fait quelque chose, elle l’assume. On était avec elle sur scène et l’on s’amusait à jouer cette petite chose, en étant de bonne humeur, c’est tout ce qui comptait. 

33 : Pour le 45 tours suivant, « Une affaire d’amour », la chanson ne se termine pas de la même façon, que la version chantée en télévision…

Surement parce que finir une chanson de cette façon est plus intéressante, que le shinte habituel   n’apportant pas autant d’applaudissements… !

34 : Sur l’autre face avec « Sortilège de la nuit », SHEILA l’interprète avec une voix chaude et sensuelle. Est-ce votre idée ?

Oui et de Claude CARRERE aussi, car le texte est doux, on parle de la nuit des sortilèges et tout ça dans la douceur et l’amour, voilà !

35 : Lors d’une émission en 1982, elle chante un nouveau titre « Condition féminine », une adaptation des BUCKS FIZZ  »The land of make believe », qui ne sortira pas. Aviez-vous fait les arrangements ?

Oui tout à fait et j’aimais beaucoup ce titre. C’est un reggae très bien chanté par SHEILA, un texte pour des femmes très modernes, la mélodie est belle et balance super bien. On danse et on ondule, c’est intéressant et ça swingue !

36 : En septembre de la même année, vous participez pour la dernière fois aux arrangements avec « Glori-gloria » d’Umberto TOZZI  »Gloria », une chanson très rythmée et plus percutante que la version originale.

J’ai rendu l’arrangement plus musclé, et ça a été très efficace.

37 : En 1983, SHEILA intègre une nouvelle équipe. Est-ce qu’il y avait un autre projet d’album, avec Claude CARRERE ?

Il y aurait eu un projet d’album sûrement, mais ils avaient un peu de mal à s’entendre, à ce moment-là, c’est tout ce que je peux dire…

Je vous remercie pour cet interview. Je peux dire que ces années, où j’ai travaillé avec SHEILA et Claude CARRERE, sont parmi les plus belles que j’ai vécu. Je suis très heureux d’avoir pu aller enregistrer à LONDRES, à NEW-YORK, avec les meilleurs musiciens, que j’ai choisi. A chaque fois, ce furent des moments fabuleux, avec ces musiciens exceptionnels, dont John FADIS, le 1er trompettiste de Quincy JONES.

Et je remercie tout particulièrement, Claude CARRERE, un très grand producteur qui m’a donné tous les moyens possibles, pour réaliser, enregistrer, diriger, tout ce que j’ai fait pour l’artiste SHEILA, qu’il mettait au-dessus de tout, pendant toutes ces années-là.

Merci à SHEILA, pour son abnégation dans le travail, qu’elle accomplissait magnifiquement en studio, en répétitions sur scène, en télé, et sa gentillesse de tous les jours, ainsi que son amitié sincère à mon égard.

Sans oublier tous ces musiciens français, avec qui j’ai travaillé, il y en a une liste très longue, mes meilleurs amis, jusqu’à aujourd’hui, les voici : Pierre-Alain DAHAN, Tonio RUBIO, Slim PEZIN, Claude ENGEL, Jean SCHULTHEIS, Marc CHANTEREAU, Jean-Pierre SABAR, Jannick TOP et bien d’autres, les cordes, les cuivres français extraordinaires, les choristes Georges et Michel COSTA, les FLÊCHETTES, Bernard ESTARDY pour le son et voilà, je crois que je n’oublie personne.

Quand à moi, si vous voulez en savoir plus, allez sur mon blog Mat Camison over-blog.com, et vous en saurez davantage, car je n’ai pas fait que des arrangements et des chansons pour SHEILA. Il y a une liste très longue, j’en ai fait pour beaucoup d’artistes, dont Claude FRANÇOIS, DALIDA, Richard ANTHONY, Joe DASSIN, etc. ainsi que beaucoup d’enregistrements pour toutes les stars de la chanson française, des musiques qui ont été classées, dans les meilleures ventes du monde entier, aux meilleures places, et aussi des musiques de films et des distinctions, comme un Oscar, pour ma participation dans le film de Jean-Jacques ANNAUD « La victoire en chantant », avec Pierre BACHELET et aussi un film de Just JAECKIN « Histoire d’O », un César pour ma participation dans une pièce de théâtre de François BILLEDOUX « Comment va le monde môssieur », dirigé par Jean-Pierre MIQUEL et beaucoup de téléfilms, et de dessins animés.

Encore aujourd’hui, je compose toujours, et j’ai des projets très important, pour des artistes très connus et des nouveaux également. Je me régale, car la musique c’est ma vie. J’ai même écris un carnet de voyage d’une aventure personnelle, que j’ai vécu à l’âge de 13 ans, dans un pays sauvage à l’époque, et un C.D sera à l’intérieur, avec une chanson que je chante, et dont le texte magnifique, a été écrit par Didier BARBELIVIEN, un super auteur ! 

Et pour avoir plus de détails, voyez ZEFF’, mon agent (06.08.48.64.96), c’est lui qui dispatch et gère tout cela.

Merci à Stéphane D’HÔNE et à ZEFF’…

Mat CAMISON 

Publié dans : Non classé | le 31 mai, 2017 |Commentaires fermés

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